Les 19, 20 et 21 novembre, les communistes sont appelés à se prononcer sur le type de
listes qu’ils entendent présenter aux élections régionales. L’offre politique nationale, décidée par le Conseil national du PCF le 25 octobre, a été proposée aux délégués départementaux lors des
conférences régionales qui se sont tenues dans les 22 régions.
Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF et Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF présenteront les résultats du vote des communistes lors d’une conférence de presse Lundi 23
novembre 2009 à 11h30 Siège du PCF – Place du Colonel Fabien.
Parti communiste français
Paris, le 19 novembre 2009.
Par Section Pcf Vierzon
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Vendredi 20 novembre 2009
Le
gouvernement a rendu publics plusieurs projets de lois concernant les collectivités locales, dont un qui prévoit la suppression de la taxe professionnelle (TP).
La grande majorité du monde politique, à droite et à gauche, s'accorde à dire que la TP est un impôt économiquement inadapté, qui pénalise l'investissement. Le réformer est
donc nécessaire.
Néanmoins, la TP constitue aujourd’hui une ressource majeure (43.9% en moyenne, soit 25 milliards d'Euros au total) pour les collectivités locales, qui agissent au quotidien pour tous les
Français : écoles, collèges, lycées, transports publics, aide aux personnes âgées, qualité de l’environnement, soutien aux associations culturelles et
sportives….
Selon les chiffres officiels, la suppression de la TP entraînera une diminution de la charge fiscale -c'est à dire des
impôts en moins- pour les entreprises de 11,7 milliards d'Euros en 2010 et de 5,8 milliards d'Euros par an ensuite.
Le gouvernement s’est engagé à ce que l’intégralité du manque à gagner dû à la suppression de la TP soit compensée. Or, ces 5,8 à 11,7 milliards représentent une perte nette pour les finances publiques (qu’elles soient de
l’Etat ou des collectivités, peu importe). C'est une ressource budgétaire en moins. Elle ne peut donc être
compensée par de simples transferts fiscaux de l’Etat vers les collectivités (des recettes auparavant perçues par l’Etat le seraient désormais par les collectivités), ce qui serait neutre
pour les contribuables.
Il y a donc 5,8 à 11,7 milliards d'Euros à trouver. Et il n’y a que trois moyens de le faire :
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1) augmenter les impôts sur les entreprises, ce qui n’aurait évidemment
pas de sens puisque l’objectif du projet gouvernemental est précisément de les diminuer.
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2) augmenter les impôts sur les ménages. Il y a environ 26 millions de
ménages en France. Cela reviendrait donc à créer un nouvel impôt sur tous les contribuables de 11,7/26=450 Euros par ménage en 2010, et de
5,8/26=223 Euros/an ensuite.
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3) accroître le déficit et l’endettement de l’Etat, qui atteignent
d’ores et déjà des sommets. Cette alternative revient en fait à la précédente, puisqu’il faudra bien, un jour, que les Français soient mis à contribution pour que la France honore ses
dettes.
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(une quatrième option existe en
théorie : réduire drastiquement les dépenses de l’Etat de manière à dégager une marge de plusieurs milliards d’Euros, ce qui n’est clairement pas envisagé.)
Le gouvernement certifie que la suppression de la TP sera
intégralement compensée pour les collectivités locales. Compte tenu de l'état des finances nationales, il est difficile de le croire. Mais même avec les yeux de la foi, il faudra, pour assurer
cette compensation, trouver plusieurs milliards d'Euros. Et comme cela ne se trouve pas sous le pied d’un cheval, il faudra bien que le gouvernement augmente l’impôt des
Français : pour 2010, ce sera 450 Euros par ménage.
Comme la baisse de la TVA pour les restaurateurs (2,5 milliards/an) ou la défiscalisation des heures supplémentaires (4,5 milliards/an), la
réforme annoncée de la TP n’est jamais qu’un nouvel allègement fiscal pour les entreprises, qui va coûter à l’Etat plusieurs milliards d’Euros par an et qui signifie, après la taxe carbone, la
hausse du forfait hospitalier, les 'franchises' médicales, la taxation des arrêts maladie... un nouvel impôt sur la tête des Français les moins fortunés.
Par Section Pcf Vierzon
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Mercredi 18 novembre 2009
D’après le gouvernement la crise est finie, mais la crise a eu raison de la
société Eurodécal (ex Centre Décal) à la Garenne, à MEREAU. C’est
cinquante- trois emplois qui sont en suspend. Hier le tribunal de commerce de BOURGES à autorisé la poursuite de son activité jusqu’au 23 mars 2010. Même chose pour Nexans à MEHUN qui veut
supprimer 49 emplois.
Alors que l'on parle
partout de reprise de l'activité, les défaillances d'entreprise atteindront un niveau historique en 2010.
La Chine peut-elle tirer la croissance mondiale ?
C'est le credo des journalistes économiques et des experts qu'ils nous ont serinés depuis presque un an. Aujourd'hui, ils font mine de triompher : la croissance chinoise frôle les 15% sur le
dernier trimestre (sur une base annuelle).
Le désir irrépressibles des élites politiques et économiques de
refermer la parenthèse de la crise sans en tirer de leçon vraiment efficiente ne pourra aboutir qu'à laisser se développer plusieurs bulles : celle des bons du trésor américains, mais aussi celle
des matières premières, qui ont tendance à fonctionner comme des valeurs spéculatives, celle de l'immobilier chinois (qui camoufle mal une gigantesque corruption des responsables locaux chinois),
etc. D'où le pronostic de Jacques Sapir pour lequel, dès que les fonds injectés par les états se seront épuisés,
la course à la spéculation s'imposera comme une tentation irrésistible aux banques confrontées à la baisse de la consommation des ménages: « En 1930 aussi, les économies occidentales avaient connu un rebond de croissance. »
Par Section Pcf Vierzon
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