Le mercredi 2 juin 2010 s’est déroulée à la salle des fêtes de
Villeneuve-Saint-Georges une conférence de presse de l’ANECR faisant suite au lancement d’une pétition nationale demandant de revoir la copie du plan fret SNCF. A la tribune : Pierre
MATHIEU, vice-président chargé des transports à la région Champagne-Ardenne, André CHASSAIGNE, député du Puy-de-Dôme et président de l’ANECR, Didier LE RESTE, secrétaire général de la
CGT-Cheminots, Daniel GENESTE, responsable de l’Union interfédérale des transports CGT, Isabelle PASQUET, sénatrice des Bouches-du-Rhône et Jean-Jacques PARIS, conseiller général et secrétaire
général de l’ANECR.
La pétition nationale reprend et relaye un appel lancé par de nombreux syndicats et associations de défense de l’environnement et réclame comme lui le respect des objectifs de réduction de gaz à effet de serre, un moratoire immédiat sur la partie « wagon isolé » du plan fret, un vrai débat public sur les conséquences du plan fret, la préservation des installations ferroviaires en situation de réutilisation et l’examen d’organisations nouvelles de la production SNCF en proximité, spécialement adaptées et en coopération avec les opérateurs nouveaux.
Les intervenants ont souligné la contradiction entre l’objectif affirmé lors du Grenelle de l’environnement d’une baisse des émissions de gaz à effet de serre et le démantèlement du transport de marchandises par rail qui risque de se traduire par un report massif du trafic marchandises sur le transport par camions poids-lourds, avec à la clé une pollution plus grande et la saturation des voies routières. Un intervenant a même qualifié d’« hors la-loi » ce plan fret au regard des objectifs inscrits dans la loi par le Grenelle.
En quelques jours, la pétition lancée par l’ANECR a rassemblé plus de 350 signatures d’origines et de sensibilités différents. Ont ainsi signé la pétition de nombreux responsables syndicaux de diverses confédérations, trois anciens ministres des transports, un grand nombre de vice-présidents aux transports dans les régions, des députés et des sénateurs, des parlementaires européennes, deux présidents de conseils généraux, un président de région, des responsables associatifs, etc…
L’objectif est maintenant un élargissement des signatures à tous les citoyens pour imposer le moratoire, un débat public et des solutions alternatives au plan de la SNCF. Il s’agit également de développer partout dans les territoires des initiatives sensbilisant la population à cet enjeu majeur.
A noter que le choix du lieu de la conférence de presse n’a rien d’arbitraire puisque il est envisagé la fermeture de la gare de triage de Villeneuve-Saint-Georges, menaçant ainsi 400 emplois. Un collectif pluraliste a été mis sur pied afin d’impulser une grande campagne d’information et de mobilisation, collectif rejoint par de nombreux élus des environs. De nombreux syndicalistes et membres du collectif étaient à cet égard présents dans la salle.
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