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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 15:44

1ermai.jpg L’organisation par le candidat de droite d’un contre 1er mai, soit disant pour les « vrais travailleurs », fait violemment réagir. Une fois encore, Sarkozy tente de monter les travailleurs les uns contre les autres, dénaturant l’action du 1er mai, journée internationale de mobilisation née des syndicats américains qui ont conquis par la lutte, un 1er mai 1886, le progrès social de la journée de 8 heures.

Tous les syndicats, centrales et fédérations locales, veulent un 1er mai social. Augmentation des salaires et des retraites avec comme socle, le SMIC à 1 700 bruts, des services publics de qualité et de proximité pour favoriser le développement économique, lutte contre le racisme… C’est ce qu’exprime le tract unitaire de l’intersyndicale réunissant la CFDT, la CGT, l'Unsa, Solidaires et la FSU. Mais individuellement, les centrales syndicales vont plus loin et condamnent le bilan du Sarkozysme, comme le détournement du 1er mai qu’il tente de faire.

Réunie ce mardi 24 avril, la Commission exécutive confédérale de la CGT s’est exprimée ainsi : « Ce 6 mai, les salariés sont de nouveau appelés aux urnes. Pour la CGT, au vu du bilan et des projets du président de la République, sa réélection ouvrirait, à coup sûr, une nouvelle séquence de lourds reculs sociaux inspirés des exigences patronales. Battre Nicolas Sarkozy en élisant un nouveau président de la république est nécessaire. C’est contribuer à créer un contexte plus favorable aux revendications et au progrès social qui nécessiteront toujours des mobilisations syndicales. C’est réaffirmer la légitimité de l’action syndicale dans un pays démocratique. 
La CGT dénonce la provocation du président de la République qui vise à détourner et à récupérer le 1er mai par l’annonce d’un rassemblement de ses partisans, à Paris, ce jour-là, sur le thème fallacieux du « vrai travail ». Cette opération n’a d’autre objectif que de diviser les salariés et stigmatiser leurs organisations syndicales. »

Le syndicat Solidaires s’est lui très clairement exprimé contre l’initiative Sarkozyste : L’Union syndicale Solidaires réaffirme ses exigences en matière d’emploi, de salaires, de fiscalité, de services publics, de protection sociale, de luttes contre les discriminations ou de refondation de l’Union européenne… […] L’Union syndicale Solidaires constate qu’il est temps de tourner la page de Nicolas Sarkozy au vu de son bilan et de ce qu’il propose dans cette campagne électorale. L’Union syndicale Solidaires exigera du nouveau gouvernement des mesures ambitieuses pour contrer le poids de la finance répondre aux urgences sociales. […]
Le 1er mai 2012 revêt une importance particulière puisque cette journée se situe entre les deux tours de l’élection. Le Front national veut en faire une démonstration de force. Nicolas Sarkozy, de façon très provocatrice annonce, lui, un rassemblement ce jour là pour la « fête du vrai travail » : ne laissons pas dénaturer par ces gens là cette journée de mobilisation et de solidarité internationale des travailleuses et travailleurs !  Dans ces conditions, l’Union syndicale Solidaires appelle les salarié-es, chômeuses, chômeurs et retraité-es à être présents très massivement dans la rue le 1er mai 2012 pour exprimer les revendications, dire le rejet du racisme et de toutes les exclusions, et manifester la solidarité internationale avec les peuples du monde entier.

Le premier syndicat étudiant, l’UNEF, appelle également à une double sanction contre le candidat Sarkozy : « L’UNEF tient le président sortant, sourd aux revendications sociales des étudiants et des salariés, pour principal responsable de cette nouvelle poussée de fièvre électorale. L’UNEF appelle l’ensemble de la jeunesse à résister contre la tentation de repli identitaire du Front. Contre l’austérité qui nous conduit dans l’impasse, d’autres solutions existent. Imposons-les, dans la rue comme dans les urnes ! 
[…]
D’autres solutions existent pour se faire entendre. Consciente de sa responsabilité, l’UNEF propose à chacun un autre chemin : Dans la rue le 1er mai pour porter nos revendications aux côtés des salariés et pousser le prochain gouvernement à nous apporter des réponses dès le début de son mandat. C’est sur le front de l’emploi et du pouvoir d’achat que la bataille contre l’extrême droite se jouera.  Dans les urnes, le 6 mai pour sanctionner celui qui nous a précarisés, méprisés, divisés.  Dans les syndicats ensuite pour contraindre le prochain président de la République à appliquer nos revendications, extrêmement majoritaires chez les jeunes. »

Plus modérée, la CFDT s’inquiète "d'entendre des responsables politiques s'auto-désigner uniques représentants des travailleurs en voulant détourner l'objet du 1er mai".  Pour la centrale de François Chérèque, "l'autonomie des syndicats et le sens du 1er mai sont un marqueur dans une société démocratique". "Partout où ce respect a été transgressé par les pouvoirs politiques, il y a eu atteinte à la démocratie". En conséquence, la CFDT "appelle plus que jamais à faire du 1er mai un événement syndical centré sur les préoccupations fortes des salariés".

Bien que ne s’étant pas joint à l’intersyndicale pour ce 1er mai, comme d’habitude, le secrétaire général de Force Ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, n’en rappelle pas moins les fondamentaux : "Le 1er mai, ce n'est pas la fête du travail, c'est Pétain qui a inventé ça, le 1er mai c'est une journée internationale de solidarité et de revendications en France et dans tous les pays du monde. On est dans la récupération politique: certains disent +il faut aller derrière certaines organisations qui manifestent+, les autres faisant leur propre rassemblement".

Blog/Ami.

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Vendredi 27 avril 2012 5 27 /04 /Avr /2012 00:34

Lors de l'émission "A vous de juger" en 2007, Nicolas Sarkozy s'était engagé sur 5% de chômeurs à la fin de son quinquennat et conseillait aux Français d'en "tirer les conséquences" s'il finissait à 10%. Aujourd'hui, le taux de chômage en France atteint les 9,8%, le temps d'en tirer les conséquences est donc venu.

BLOG/PCF Vierzon

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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 09:19

 

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Lundi 23 avril 2012 1 23 /04 /Avr /2012 20:07

Le Front de Gauche s'élève contre la véritable déclaration de guerre de Nicolas Sarkozy aux travailleurs. Distancé par François Hollande et avec un FN à 18%, le candidat UMP appelle à un "grand rassemblement" le 1er mai pour "fêter le vrai travail. [...] Pas le statut, le travail". Une provocation dans la continuité de ses attaques contre les "corps intermédiaires" et en forme d'appel du pied aux électeurs frontistes.

Eric Coquerel (Front de Gauche) a fustigé ce lundi la dernière provocation en date de Nicolas Sarkozy qui a déclaré, plus tôt dans la journée, vouloir organiser pour le 1er mai "la fête du travail, mais la fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur, […] et ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on a travaillé", rassemblement qui aurait lieu au Champ de Mars.

Pour le conseiller de Jean-Luc Mélenchon, le choix du lieu n'est pas anodin : "Le Champ de Mars, ça veut dire vraiment qu'il déclare la guerre aux travailleurs". S'élevant contre un discours "incroyable de hargne de classe et de mépris", Eric Coquerel a également souligné la dérive populiste du candidat de droite, y voyant "un clin d'œil supplémentaire au FN qui a eu l'idée de fêter Jeanne d'Arc alors que c'est la fête des travailleurs", qui n'a toutefois "heureusement" pas réussi à "préempter le 1er mai".

Vers un 1er mai bloc contre bloc ?

M. Coquerel déplore encore que Nicolas Sarkozy ose parler ainsi de "vrai travail" en s'affrontant aux manifestations traditionnelles du 1er mai", 1er mai que Jean-Luc Mélenchon, lors de son discours de fin de campagne tenu hier soir place Stalingrad, a d'ores et déjà souhaité "stupéfiant d'unité et de puissance", appelant ses sympathisants et les travailleurs à se ranger derrière les syndicats.

"Le 1er mai, nous allons organiser la fête du travail, mais le fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur, de ceux qui sont exposés, qui souffrent, et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille" a déclaré ce matin le candidat de l'UMP. "Il y aura un très grand rassemblement le 1er mai autour du travail, et on défendra nous vraiment le travail. Pas le statut, le travail", s'est-il permis d'insister par la suite, alors qu'il avait déjà, en septembre dernier, suscité la polémique en déclarant devant des ouvriers que son rôle était de protéger les plus exposés à la "compétition internationale", et non, en évoquant les suppressions de postes d'enseignants, ceux qui étaient protégés par leur statut. Interrogé sur le mouvement de grève dans l'enseignement qui, fait exceptionnel, touchait également le privé, Nicolas Sarkozy avait alors préféré monter les uns contre les autres plutôt que de répondre aux préoccupations en question, feignant d'ignorer que les ouvriers sont également des parents d'élèves.

La dernière provocation d'une longue série.

Ce ton de plus en plus ouvertement populiste aura été une constante de la campagne du héraut du bouclier fiscal opportunément reconverti en "candidat du peuple", qui n'a cessé d'opposer "la valeur travail" à "l'assistanat", et est allé jusqu'à s'en prendre aux "corps intermédiaires" faisant écran entre le pouvoir et "la majorité silencieuse". Il a ainsi récemment attaqué la CGT, qui a officiellement appelé à battre Nicolas Sarkozy (rompant ainsi avec son habituelle neutralité, une première depuis 1981), et la CFDT, leur reprochant de "faire de la politique" au lieu de "défendre les intérêts des salariés".

Raymon KARGAR

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Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 22:52

entreprise-copieJ’ai 30 ans, je travaille dans le privé depuis 6 ans, et je fais partie des 5% des contribuables français qui paient le plus d’impôts. Mes intérêts devraient me conduire à voter pour le candidat PS ou UMP à l’élection présidentielle. Mais le 22 avril, je ne voterai ni pour François Hollande, ni pour Nicolas Sarkozy, mais pour le candidat du Front de Gauche, Jean-Luc Mélenchon.

Je n’ai pas toujours voté à gauche. Je suis issu d’un milieu de droite, et à mon arrivée à HEC en 2001, je m’identifiais clairement au libéralisme économique porté par la droite. Mon libéralisme s’étendait aux questions de mœurs, ce qui me rapprochait du PS et m’éloignait de ma classe politique d’origine.

Une conversion radicale à l’antilibéralisme
Aujourd’hui, je rejette radicalement le libéralisme économique, tant celui de l’UMP, que celui du PS avec son vague souci de protection sociale. Cette radicale conversion à l’antilibéralisme économique n’est pas le fruit d’un endoctrinement idéologique ou d’une recherche d’iconoclasme bobo-isant. C’est la fréquentation du monde du travail à son plus haut niveau, celui des cadres de direction générale, c’est l’expérience intime de ce qui se passe à la tête des entreprises modernes qui explique ma conversion à cet antilibéralisme. Mon témoignage n’est pas celui d’actes délictueux devisés au sein des directions générales.

Ce dont j’ai été témoin est à la fois plus simple, plus grave et plus fréquent. Au cœur du soi-disant capitalisme de l’intelligence, j’ai vu une dévalorisation systématique des capacités intellectuelles dans le travail, la destruction et une valorisation systématique des tâches les plus formelles et superficielles, les moins approfondies, les moins créatives. Mon témoignage est une critique du libéralisme économique au nom du travail bien fait, au nom du travail qui assure le progrès économique d’une entreprise dans son ensemble et d’une société dans sa globalité.

Pression managériale
J’ai vu les méfaits de la technocratie managériale dans le privé. J’ai vu des assistantes travailler de 9h à 20h, sans heures supplémentaires, sans jours de récupération. J’ai vu des collègues, cadres supérieurs aguerris, formés dans les meilleures écoles et passés avec succès par des banques d’affaires ou des cabinets de conseil, craquer et fondre en larmes au milieu d’un bureau partagé sous la pression exercée par le management.

J’en ai vu partir régulièrement en arrêts maladie pour surmenage (le “burn out”), se gaver d’antidépresseurs, puis revenir, à peine plus reposés, quelques semaines plus tard, prêts à se ré-user, cumulant tics nerveux, prise de poids, cheveux qui tombent, ongles rongés, et parfois d’étranges et subites paralysies faciales ou corporelles n’ayant d’autres explications autre que celle de la pression et du surmenage.

J’ai vu une fuite en avant pour faire toujours plus toujours plus vite, sans se soucier vraiment de faire mieux. Sans se soucier des conséquences à long terme. Plus on monte dans la hiérarchie, plus les postes et fonctions sont plastiques, les responsabilités floues et les évaluations de court terme. Quelques années après, tel manager n’est plus dans la même division, ni dans la même région du monde, peut-être même plus dans la même entreprise… Après eux, le déluge. Plus de mémoire, plus de long terme, plus de vision. Faire plus que l’an dernier, plus qu’au trimestre dernier, plus qu’hier, faire plus, mais vite : pas de temps pour des modifications structurelles, pour des remises en question ou simplement un peu de réflexion.

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