2013, l'année terrible du gouvernement

Publié le par Section Pcf Vierzon

Dans sa chronique du Monde daté du 20 février, intitulée : « 2013, l'année terrible du gouvernement » Stéphane Courtois évoquai « un paysage social dévasté par la crise ».

 

Il poursuivait ainsi sa démonstration : « et l'avenir, opaque, ne laisse guère de place à la confiance ou à l'espoir. La confiance, sans laquelle les nations se crispent et les peuples s'aigrissent ? Rien, pour l'heure ne paraît en mesure de la restaurer. C'est même le contraire. En quelques jours, ce que le gouvernement redoutait s'est confirmé. L'économie française a stagné en 2012 et son produit intérieur brut n'a toujours pas retrouvé son niveau de 2008, avant la crise mondiale. Tous les moteurs de la croissance sont à l'arrêt, ou presque : l'investissement recule, le commerce extérieur enregistre des déficits abyssaux et la consommation est pratiquement asphyxiée. Le chômage a progressé de 10% en un an et touche désormais 10% de la population active. Selon la cour des comptes, enfin, la dette du pays aura flirté l'an passé avec les 90% du PIB. Et 2013 s'annonce, au mieux de la même eau. Sauf miracle -une reprise de l'économie européenne que rien n'annonce pour l'instant- la France devrait connaître une seconde année de croissance zéro. Autant dire une année terrible. Car les mêmes maux produisent les mêmes effets, amplifiés : nouvelle crue du chômage, nouvel alourdissement de la dette et incapacité, désormais confirmée par le premier ministre de tenir l'engagement de ramener le déficit public à 3% du PIB  ».

 

Après avoir indiqué que ce mercredi le Premier ministre invitait ses ministres à déjeuner pour leur demander un « serrage de ceinture généralisé » et avant d'inviter François Hollande à expliquer sa politique aux français, Stéphane Courtois écrivait pour conclure : « la démarche est cohérente. Elle peut porter ses fruits à moyen et long terme. Mais elle laisse entière, si elle ne l'aggrave pas, la crise immédiate et brutale. »

 

Voici résumé en quelques mots toute la démarche d'un PS qui ne parvient pas à s'affranchir des dogmes néolibéraux, au risque insensé de favoriser le retour au pouvoir d'une droite plus dangereuse et revancharde que jamais. Le Front de gauche n'est-il pas le seul recours, le seul espoir de toutes les hommes et femmes de gauche de notre pays ?

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