ArcelorMittal : le PCF demande le remboursement des fonds publics versés.

Publié le par Section Pcf Vierzon

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a assuré lundi que le gouvernement serait "vigilant à ce qu’ArcelorMittal donne accès à toutes les informations" pour que la recherche d’un repreneur à Florange (Moselle) «ait les meilleures chances de réussir».

Le ministre, qui s'était fortement impliqué dans le dossier pour éviter une fermeture définitive des hauts fourneaux, est «en ferme désaccord» avec la décision du groupe sidérurgique, confirmée lundi, selon un communiqué. Le gouvernement précise avoir confié à Pascal Faure, déjà auteur d’un rapport sur le site, la mission d’organiser la recherche d’un repreneur pour les installations.

L’agence française pour les investissements internationaux et le réseau diplomatique français s’y associeront, ajoute le communiqué. «S’agissant du traitement à froid et du train à chaud, Arnaud Montebourg a exigé de la direction d’ArcelorMittal que soient déployés des investissements importants et significatifs de nature à y consolider l’activité dans les prochaines années», poursuit le texte.

«Trouver un repreneur, un challenge»

Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a souligné, en marge d’une visite au Mondial de l’automobile, qu’il y avait «maintenant quelques semaines qui sont devant nous pour trouver un repreneur». Trouver un repreneur, «c’est un challenge, c’est une volonté, c’est la volonté du président», a-t-il ajouté.

«Nous allons aux côtés des ouvriers, aux côtés des travailleurs de Florange, tout faire pour que ce repreneur puisse être trouvé et être aussi extrêmement exigeants», a déclaré Pierre Moscovici, assurant que «le gouvernement se bat auprès des travailleurs, y compris dans des situations qui sont compliquées».

JL. MELENCHON, vice-président du FG, a qualifié d'«inique» et «indécente» la décision d’ArcelorMittal de fermer les Hauts-fourneaux à Florange (Moselle), demandant par ailleurs que la négociation sur la réforme du marché du travail "avance au plus vite".

Le groupe sidérurgique ArcelorMittal a confirmé la fermeture définitive des hauts-fourneaux du site de Florange (Moselle), une décision qui concerne 629 personnes, laissant au gouvernement 60 jours pour trouver un repreneur. «On ne peut pas sacrifier, au nom d’intrêts financiers immédiats, les êtres humains».

Il a rappelé que les socialistes tenaient prête une proposition de loi permettant le rachat de sites aux industriels qui veulent s’en débarrasser, et qui pourrait être votée d’ici la fin de l’année. «Nous ne la déposons pas maintenant parce qu’il y a une négociation sociale engagée, nous voulons respecter les partenaires sociaux» avant de légiférer, a-t-il dit.

"Mais ce que nous disons, c’est que là, il y a urgence, et il ne faut pas que la négociation soit quelque chose qui fasse traîner des décisions trop longtemps quand, pour des salariés, c’est une question d’urgence sociale absolument immédiate", a-t-il dit. "Il faut que cette négociation avance au plus vite, pour que les parlementaires puissent décider de la législation à adopter pour rendre ce genre de pratiques impossibles et pour permettre la reprise d’activité, et de trouver des repreneurs le plus vite possible" selon lui.

Le Parti communiste français (PCF) a également réagi dans un communiqué : "Ni le président de la République, ni le gouvernement ne peuvent accepter que la France se couche devant Mittal (...) l’exterminateur de la sidérurgie française. L’Etat a l’obligation, dans ce contexte, d’intervenir dans le conseil d’administration d’ArcelorMittal avec la puissance publique pour refuser le démantèlement d’un fleuron de la sidérurgie française et exiger immédiatement le remboursement des millions de fonds publics versés à Mittal. Après les promesses non tenues de Nicolas Sarkozy, la gauche ne doit pas abandonner Florange."

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, a de son côté estimé que «ce désastre était prévisible. Il est la conséquence directe et logique de choix politiques absurdes. En 2006, au moment du rachat par Mittal d’un de nos fleurons Arcelor, j’avais été le seul député à mettre en garde contre ce baiser de Judas. J’avais alerté le gouvernement et prédit qu’un jour Mittal sacrifierait les actifs français pour augmenter sa rentabilité. A la même époque le gouvernement allemand, bien plus malin, interdisait toute participation de Mittal dans son secteur sidérurgique. Que ce soit à Gandrange ou à Florange, le géant indien n’a pas investi une roupie (...) Au moment où le Qatar s’apprête à investir massivement en France, peut-être que Monsieur Hollande devrait être plus regardant. Histoire d'éviter un nouveau Florange.»

«Le patronat fait ce qu'il veut»

Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, «a rejeté même l’idée d’une nationalisation d’ArcelorMittal!», s’est-elle indignée. Selon Nathalie Arthaud, "Sarkozy a trahi les promesses faites aux sidérurgistes de Gandrange, aujourd’hui Hollande trahit les siennes vis-à-vis de ceux de Florange".

La porte-parole de LO considère que «exproprier» ou «réquisitionner sans indemnités ni rachat» les groupes tels que ArcelorMittal, Peugeot-Citroën ou Sanofi «serait le seul moyen de les empêcher de nuire».

BLOG/Presse avec AFP.

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