Ce jeudi dans l'Humanité : le juste prix dans le panier.

Publié le par Section Pcf Vierzon

hq23_0.jpgLes militants communistes et du syndicat agricole Modef ont vendu hier plus de 40 tonnes de fruits et légumes, directement du producteur au consommateur. Cette initiative annuelle souligne l'urgence de mesures pour le pouvoir d'achat et pour garantir l'existence de ces filifères agricoles.
Pouvoir d’achat : le changement se fait attendre, par Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

« Le pouvoir d’achat fait partie des questions qui relèvent le plus de l’urgence sociale. On l’a vu lors de l’opération vente directe de fruits et légumes, avec des témoignages saisissants de familles populaires. Dans un pays de bas salaires, de précarisation, on peut être obligé aujourd’hui, lorsque les dépenses incompressibles sont sorties, d’avoir à arbitrer entre remplir le frigo et faire le plein d’essence. Lors de toute la séquence électorale, présidentielle et législatives, de 2012, lorsque les gens étaient interrogés sur leurs attentes de changement, c’était la question des salaires et du pouvoir d’achat, des conditions de vie, qui venait en tête.
C’est sur ce terrain-là qu’ils demandent une amélioration concrète. Cette réalité, on l’a mesurée tout au long de l’été, avec des familles privées de vacances, serrant leurs dépenses. Depuis l’élection de François Hollande, sur cette question, le changement attendu, souhaitable, espéré n’est pas au rendez-vous.

Déjà, ce qui s’est passé sur le Smic a été annonciateur d’une non-prise en considération par Hollande et son gouvernement de cette réalité. Lors de la conférence sociale, cette question a été renvoyée. L’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire est appréciable. Mais ce qui se profile sur les prix de l’essence relève d’après moi de la mesurette ; ce n’est pas pérenne et ce n’est pas le blocage du prix qui avait été annoncé, et qui, il est vrai, obligerait à un rapport de forces avec les groupes pétroliers d’un tout autre niveau que ce qu’Ayrault met sur la table aujourd’hui. Ajoutons à cela une menace sur la CSG. Surtout, avec une croissance en berne, en voulant rentrer dans les clous de la réduction des déficits, le gouvernement se met dans une situation où il s’interdit toute relance par la consommation. Ce qui plane au-dessus des têtes, c’est évidemment le traité budgétaire européen.
Le gouvernement Ayrault, en voulant, avec un calendrier très resserré, aller 
vers la mise en œuvre de la camisole austéritaire du traité, ne rend pas possible une véritable politique de changement à gauche.

Quatre mois après l’élection de Hollande, ce gouvernement est au pied du mur. En cette rentrée, on 
sent bien que l’ensemble des Français qui ont voté Hollande sur l’idée du changement, quel qu’ait été leur choix du premier tour, placent le problème des salaires et du pouvoir d’achat toujours comme la question essentielle. Si le gouvernement n’y répondait pas, il prendrait la responsabilité très lourde de créer du désespoir, et une situation politique préoccupante. »

BLOG/PCF Vierzon

Publié dans ACTUALITEE

Commenter cet article