Des militants Front de gauche bannis des droits.

Publié le par Section Pcf Vierzon

C'est un scandale!

Interdiction de tracter, brimades, agressions… la multiplication de faits antidémocratiques effraie. fdg_2.jpg

Dix-huitième arrondissement de Paris, mercredi, en fin d’après-midi. Une dizaine de militants du Front de gauche collent des affiches pour Ian Brossat, président du groupe PCF au Conseil de Paris et candidat dans la 17e circonscription. Quoi de plus normal ? On est en campagne électorale. Pourtant, l’avis ne semble pas partagé par tous.

Les militants ont en effet reçu la visite, peu courtoise, de cinq agents de la sûreté de la RATP, accompagnés de sept gardiens de la paix. On n’est jamais trop prudent. La douzaine d’agents ont alors prié ces colleurs d’interrompre leur activité, certainement à cause du scotch utilisé pour fixer ces affiches de couleur rouge. Une militante a même été conviée au poste de police pour faire état de son identité. « C’est grotesque ! clame Ian Brossat.

On colle toujours des affiches à cet endroit. Je suis extrêmement surpris par le caractère disproportionné de cette affaire. » Mis à part le détail du droit d’expression et de la démocratie, on peut penser que ces agents auraient peut-être d’autres chats à fouetter que les militants du Front de gauche. Ainsi, Ian Brossat demande une « clarification des règles qui régissent les rapports entre la préfecture et les militants de toutes les forces politiques ».

À Orléans, la majorité municipale UMP a, semble-t-il, anticipé cet appel et pris ses dispositions. Et il est vrai que, d’un coup, les règles sont devenues plus claires. Michel Ricoud, conseiller municipal (PCF), a reçu de la part de l’adjoint au maire, François Foussier, une missive l’informant de « l’interdiction de vendre ou de distribuer des documents à caractère partisan ». La liberté d’expression repassera.

Malheureusement, les atteintes de ce genre à la démocratie ne sont pas rares. Le 8 janvier, des militants communistes vendaient, dans la capitale, l’Humanité Dimanche. ils ont connu le même sort que leurs camarades avant-hier. Interpellations et contrôles d’identité, notamment envers Évelyne Zarka… adjointe au maire du 4e arrondissement de Paris. La raison : « Trouble à l’ordre public. » Or, ce sont bien ces « excès de zèle » (comme avait qualifié le préfet de police une intervention similaire des forces de l’ordre en 2007) des fonctionnaires qui créent, par leur action intempestive, un éventuel « trouble à l’ordre public ».

On pourrait aussi évoquer les agressions dont ont été victimes des militants du Front de gauche de l’Ain ou à Marseille, notamment par des sympathisants d’extrême droite. Mais la force des idées et des valeurs est plus forte que cela. Michel Ricoud, en réaction à la lettre qu’il a reçue, déclare : « Messieurs de la droite (UMP), nous serons présents (pour tracter), samedi prochain… comme depuis des dizaines d’années. » Et pour plus longtemps encore.

BLOG/PCF

Publié dans VIE du PARTI

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