En finir avec le capitalisme pour en finir avec les délocalisations.

Publié le par Section Pcf Vierzon

2 millions d’emplois industriels ont été perdus en 30 ans dont 750 000 ces dix dernières années.  Loin de se ralentir, le mouvement s’accélère.  Il gagne même les services et la Recherche-Développement. L’automobile (PSA, Renault), Sanofi, les sous-traitants automobiles sont ainsi sacrifiés.  Le tissu industriel en France se désagrège. 

En 2011, des actionnaires gavés.

En 2011 , en pleine crise, les actionnaires du CAC 40 ont perçu 37,4 milliards de dividendes  souvent dilapidés en spéculations douteuses.   Les salariés de Sanofi ont fait gagner 3,48 milliards aux actionnaires.  GDF-Suez a versé 3,38 milliards de dividendes. 

L’État engraisse  le CAC 40.

Des dizaines de milliards d’euros sont versés chaque année aux entreprises qui reçoivent davantage  qu’elles ne paient en impôts : aides de l’État , des Régions, allègements d’impôts et de cotisations sociales!  Exemple : Sanofi a reçu 540 millions d’euros au titre du crédit impôt recherche.  Certes toutes les entreprises n’appartiennent pas au CAC 40, mais beaucoup sont sous-traitantes des grandes entreprises capitalistes qui profitent de ces aides  en pressurant ces PME pour obtenir les plus bas prix.

Conséquence : La Bourse capte l’essentiel des subventions distribuées par l’État. 

Les patrons dégraissent et délocalisent.

Ce sont principalement les industries de forte main d’œuvre,  peu qualifiée, qui délocalisent.  Ainsi les moins qualifiés sont davantage victimes du chômage.  Cela accroît les difficultés des plus démunis. Nos gouvernements successifs ont encouragé ces délocalisations, encore  accrues depuis l'entrée des ex-pays socialistes dans l’Union Européenne.

L’un des arguments avancé est la conquête de nouveaux marchés. 

Faux !  Renault a délocalisé ses trois modèles les plus vendus en France : Twingo, Mégane (en totalité) et Clio pour moitié …

Le patronat promettait des emplois qualifiés pour les pays industrialisés.  Mais la Chine, le Brésil, l’Inde produisent aujourd’hui des produits de haute technologie … Et les emplois hautement qualifiés sont aujourd’hui également délocalisés.  Ce sont désormais les secteurs de Recherche et Développement qui sont touchés chez PSA,  Renault, Sanofi …  Plus de la moitié des entreprises multinationales ont délocalisé une partie de leur secteur recherche en Chine, en Inde ou à Singapour 

Une autre logique pour mieux vivre en France : contrôler les entreprises.

Le capitalisme est mortifère.  Le choix de la localisation ne doit donc pas dépendre du marché car il a des conséquences collectives. La production doit servir les besoins de la population et le développement social doit être pris en compte dans les décisions industrielles et économiques.

En outre les délocalisations précipitent des milliers de camions sur les routes et relocaliser permettrait de réduire les gaspillages énergétiques et la pollution.

Ce sont donc l’Etat, les députés, élus à la proportionnelle, après consultation de la population et des travailleurs, qui doivent décider.  Il faut arrêter de laisser l’UE et les patrons décider seuls.  Il faudra renationaliser: les banques, la SNCF, les grandes entreprises qui liquident l’industrie en France.  Des accords de coopération mutuellement avantageux, industriels, commerciaux pourraient alors être conclus avec d'autres pays et les spéculateurs   écartés des décisions. 

Une logique sociale incompatible avec l’UE et les règles capitalistes mondiales.

De telles mesures sont évidemment incompatibles avec les politiques européennes et les règles de l’OMC.  Un vrai gouvernement de gauche devrait pourtant prendre ces mesures pour sauver et relancer l’industrie, l’emploi dans notre pays.  Évidemment cela conduirait à demander la sortie de l’UE qui impose une politique aux profits des spéculateurs et des marchés financiers. 

BLOG/PCF VIERZON.

Publié dans Social-Economique

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