Fête du travail ou opération politicienne ?

Publié le par Section Pcf Vierzon

melenchon-1er-mai.jpgLa commémoration du 1er mai revêtira cette année un goût particulier. Dans un contexte de campagne électorale où tous les dérapages semblent justifiés pour courtiser l’électorat d’extrême-droite, le Président sortant, candidat à sa propre succession, a appelé à un rassemblement pour célébrer « la fête du vrai travail ».

Après s’en être pris pendant 5 ans, avec une rare constance, aux droits des travailleurs en introduisant toujours plus de flexibilité et d’insécurité sociale, en repoussant l’âge de départ à la retraite, en vidant de sa substance la loi sur les 35h, en permettant le travail dominical ou en fragilisant les services publics, Nicolas Sarkozy s’attaque aujourd’hui à ce symbole international de l’unité des travailleurs et des luttes pour leurs droits auxquelles le 1er mai rend hommage. Jean-Marie Le Pen et le maréchal Pétain l’avaient déjà fait avant lui.

Décidemment, jamais Président de la République n’aura autant méprisé les travailleurs et divisé les Français. Jamais Président de la République n’aura été si peu à la hauteur de sa fonction.

Mais de quoi et de qui parle Nicolas Sarkozy en évoquant le « vrai travail » ? Sont-ce les banquiers et les spéculateurs, qui se sont enrichis sous son regard bienveillant ? Sont-ce les héritiers du capitalisme français, les Bouygues, les Arnault, les Dassault, qui l’ont toujours soutenu et qui doivent leur fortune moins à leur travail qu’à leurs parents ?

Sont-ce ses autres amis qui siègent aux conseils d’administrations des entreprises du CAC 40 et qui prônent la flexibilité pour l’ensemble des salariés et la prise de risque, mais qui ont su se mettre à l’abri des fluctuations de la vie en s’octroyant des salaires mirobolants, des stockoptions en pagaille et de généreuses retraites-chapeau ?

Il y a les paroles, et il y a les actes. Le candidat de la « valeur travail » a-t-il oublié qu’à l’issu de son mandat, la France compte un million de chômeurs en plus ?

Toute honte bue, Nicolas Sarkozy nous ressort son discours sur la revalorisation du travail, lui qui a systématiquement rejeté les propositions du Front de gauche qui demandaient simplement que les revenus du capital soient taxés à la même hauteur que ceux du travail.

BLOG/Front de Gauche.

Publié dans Aide mémoire

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