"Hollande a plié en quatre Nicolas Sarkozy"

Publié le par Section Pcf Vierzon

Le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a suivi le débat à son ancien QG de campagne, aux Lilas (Seine-Saint-Denis), dans son bureau, avant de rejoindre, peu avant la fin du débat, les quelques militants rassemblés devant un écran géant dans le hall de L'Usine.

"François Hollande a plié en quatre Nicolas Sarkozy, qui était fébrile, peu sûr de lui, se prenant les pieds dans le tapis des chiffres, déclamant des absurdités du genre 'il y a plus d'immigration illégale que légale', chiffrant à 10 % l'augmentation du pouvoir d'achat des fonctionnaires" a jugé Jean-Luc Mélenchon à l'issue du débat mercredi soir.

"Je crois que Nicolas Sarkozy a commencé à intérioriser la défaite. Il faisait pitié, il se débattait, il trépignait, il s'agitait. On avait le sentiment qu'il perdait pied. Hollande était au niveau du combat et Sarkozy n'y était pas. Passé les deux trois premières minutes où ça tournait en rond et où on s'ennuyait mortellement, après, l'autre a commencé à se débattre et à couler. Il n'y a pas eu de match en fait", a-t-il asséné.

"HOLLANDE M'A L'AIR DE FAIRE UN PRÉSIDENT TOUT À FAIT DIGNE, NON ?"

Le candidat qui a fait 11,10 % au premier tour a estimé : "On est bien parti pour avoir un bon résultat dimanche et atteindre notre objectif qui est de sortir M. Sarkozy et voilà que si c'est François Hollande, ça m'a l'air de faire un président tout à fait digne, non ? Jusqu'à lundi, il y aura un devoir de réserve à l'égard des critiques [vis-à-vis de François Hollande]. D'ici à dimanche, il ne faut pas compter sur moi pour rendre plus difficile la manœuvre d'éjection de Nicolas Sarkozy. On a des comptes à régler avec celui-là. Mon énergie, c'est à lui que je la réserve. Dimanche, c'est le vote du peuple, ça tranche, terminé, il n'est plus président".

"Nous venons de vivre 15 jours absolument infects, a encore ajouté M. Mélenchon. On n'a jamais vu ça ! A faire de la propagande haineuse pour opposer les Français les uns aux autres, et il a encore recommencé ce soir d'une manière un peu tordue à sous-entendre que dès lors qu'on a un musulman en face de soi, il y a un problème. Sur ce point, j'ai retrouvé dans la bouche de François Hollande des arguments que j'ai utilisés. J'en étais très content. Qu'est-ce qui lui permet de dire que quelqu'un, parce qu'il a telle religion, va avoir un comportement communautaire ? Il n'a pas un comportement communautaire lui, de petit blanc insolent, raciste ? J'ai dit un mot de trop mais je trouve qu'il finit aussi mal qu'il a commencé la quinzaine. C'est bien parti. Cétait un bon moment de la campagne. Ça faisait plaisir de voir Sarkozy se faire plier comme ça. J'aurais aimé le faire moi-même."

Jean Luc MELENCHON.

Publié dans FRONT de GAUCHE

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