Hollande: "Réduire l'ampleur des suppressions de postes" à PSA.

Publié le par Section Pcf Vierzon

Le Président de la République a infléchi sa position énoncée le 14 juillet dernier au sujet du plan de suppression d'emplois massifs à PSA Peugeot-Citroën. Lui qui le trouvait "en l'état inacceptable" a expliqué ce mardi que "les pouvoirs publics feront tout pour que nous puissions réduire l'ampleur des suppressions de postes". Une attitude sévèrement critiquée par André Chassaigne (Front de gauche).

Le chef de l'Etat a fait cette déclaration devant les représentants syndicaux de l'usine du groupe automobile de La Janais, près de Rennes, qu'il a rencontrés à l'aéroport rennais Saint-Jacques avant de se rendre au Salon international de l'élevage (Space). "La volonté qui est la mienne, c'est le sens du dialogue que j'ai eu avec ces représentants, c'est de dire que nous devons tout faire pour réduire le nombre de suppressions d'emplois. Les pouvoirs publics feront tout pour que nous puissions réduire les suppressions de postes. C'est l'objet de la négociation qui va s'ouvrir."

Un nouveau véhicule à PSA Rennes:

Il a aussi affirmé que les pouvoirs publics interviendraient également pour "faire en sorte qu'il y ait un nouveau véhicule sur Rennes en 2016, avec un volume suffisant pour assurer non seulement la pérennité du site mais son avenir". "C'est un engagement du président de Peugeot", a souligné François Hollande, qui intervenait quelques heures après la publication du rapport Sartorius, au cours de laquelle le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a annoncé de prochaines réunions tripartites direction PSA-salariés-gouvernement.

"Pas être utopiste"

Le message du président "nous fait comprendre qu'il ne faut pas être utopiste, on n'aura pas les 1.400 suppressions d'emplois annulées", sur le site de La Janais, a déclaré la responsable syndicale FO, Nadine Cormier, à l'issue de la rencontre qui a duré environ une demi-heure. "Mais il va utiliser tous les leviers pour que le site de Rennes reste pérenne", a-t-elle affirmé, assurant avoir rencontré "un président à l'écoute qui nous a donné un droit de parole".

"Il nous a dit qu'il avait des possibilités de peser sur les décisions qui vont être prises", a pour sa part confié Laurent Valy, pour la CFDT. L'usine PSA de La Janais est concernée par un plan de suppression de 1.400 emplois sur 5.600, dans le cadre du plan global de 8.000 suppressions de postes en France annoncé par le groupe automobile en juillet.

"Manque de courage"

Plus combattif, le président des députés Front de Gauche (FG), André Chassaigne, a fustigé "le manque de courage politique" du gouvernement sur le dossier PSA. "A un certain moment, il y a un manque de courage politique. La politique, il ne s'agit pas seulement de grandes phrases, de morale politique. La politique ce sont des actes forts et des mesures qui permettent de porter un coup d'arrêt. Cela exige de trancher entre le pouvoir de la finance, le pouvoir de l'argent, les banques et l'intérêt du plus grand nombre en particulier celui des salariés".

BLOG/PCF-PSA.

Publié dans Social-Economique

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