La justice ne veut pas de Scop pour les salariés de SET.

Publié le par Section Pcf Vierzon

Le tribunal de commerce d'Annecy a écarté mardi le projet de reprise de l'entreprise de composants électroniques SET, basée à Saint-Jeoire-en-Faucigny (Haute-Savoie) par des salariés sous forme de coopérative (Scop), lui préférant l'offre du groupe capitaliste américano-singapourien K&S.

"Le tribunal a estimé que l'envergure financière du groupe K&S était bien plus importante que celle de l'offre des salariés et que c'était un gage pour la garantie de l'emploi et le développement de l'entreprise", a indiqué Pascal Metzger, salarié de SET. "C'est une très grosse déception. On a dépensé beaucoup d'énergie dans ce dossier. On avait l'impression d'être dans l'air du temps", a-t-il ajouté.

Spécialisé dans l'assemblage de composants électroniques de très haute précision, SET, qui fait partie des leaders mondiaux du marché des capteurs à infrarouge et qui occupe une position unique, en France et en Europe, a été placée en redressement judiciaire en avril 2012 à la suite de difficultés financières. 32 des 42 salariés de l'entreprise s'étaient associés pour monter un projet de reprise sous forme de Scop (société coopérative de production). Ils avaient rassemblé quelque 164 000 euros en fonds propres, auxquels s'ajoutaient la participation de plusieurs banques, de fonds d'investissements et la garantie de la banque publique dédiée aux PME Oséo. La décision du tribunal de commerce d'Annecy n’est pas définitive, le Parquet ayant manifesté sa volonté de faire appel.

Benoît Hamon, sous la pression, s'était rendu sur place le 26 octobre pour apporter son soutien à cette "solution de reprise dotée d'un solide tour de table financier". Le ministre délégué en charge de l'Economie sociale et solidaire a réagit à la décision du tribunal, il rappelle son soutien "plein et entier à la solution de reprise en SCOP portée par les salariés, qui ancre les emplois à Saint- Jeoire et maintient une technologie de pointe sur le sol français".

Fondé en 1951, le groupe de composants électroniques Kolicke & Soffa (K&S) emploie 2.950 personnes dans le monde avec des implantations aux Etats-Unis, en Suisse, en Israël, en Chine, en Malaisie et à Singapour.


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Publié dans Social-Economique

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