La vie réelle est à mille lieux de l’UMP.

Publié le par Section Pcf Vierzon

A force de passer et de repasser en boucle les tristes et pitoyables épisodes des règlements de comptes entre truqueurs et voleurs à l’UMP, le grand complexe des médias oublie de parler et d’analyser ce qui fait la vie quotidienne du plus grand nombre.

Ainsi, on apprenait la semaine dernière que de plus en plus de nos concitoyens avaient de plus en plus de mal à se soigner. Compresser le pouvoir d’achat de celles et ceux qui n’ont que leur travail pour vivre, nous fait entrer dans le recul de civilisation, au moment même où les progrès de la médecine, les équipements, permettraient à chacune et chacun d’être correctement soigné et maintenu en bonne santé. Le droit à la santé est ainsi menacé.

Jeudi dernier, le Conseil d’Etat a invalidé la décision du gouvernement limitant la hausse du prix du gaz pour ce quatrième trimestre à 2%. La Commission de régulation de l’énergie estime que les prix auraient du augmenter de 6,1% au 1er octobre. Le Conseil d’Etat rend ainsi un arrêt sur la base de la loi qui elle-même découle des traités européens qui, d’un côté réclament la concurrence la plus acharnée, et de l’autre empêchent l’Etat de décider des prix pour ne pas porter « d’atteinte grave et immédiate à la situation économique » d’entreprises privées de distribution du gaz comme Powéo, Direct énergie, Eni France, Gaz de Paris, Planète oui.

« La décision du gouvernement porte atteinte de manière directe, durable et irréversible à plusieurs intérêts publics, dont le maintien d’une situation de concurrence effective sur le marché de la fourniture du gaz de détail, dominée par GDF-Suez », selon le Conseil d’Etat. On remarquera ici que pour les conseillers d’Etat que « plusieurs intérêts publics » concernent les entreprises privées et pas les citoyens. On se rappellera aussi que les institutions européennes, comme M. Sarkozy qui a privatisé la distribution du gaz, donnaient comme argument à la privatisation et à la libre concurrence qu’elles allaient permettre d’abaisser les prix.

La vérité est que, depuis 2005, selon la Commission de la régulation de l’énergie elle-même, le tarif du gaz pour les particuliers à augmenté de 79,6%. Dès lors que l’intérêt général est en cause, il convient de revenir à un système de propriété sociale et publique afin de garantir l’accès à l’énergie pour toutes et tous.

De la même manière, la promesse du Président de la République de bloquer ou d’abaisser les prix des carburants devient caduque depuis ce mercredi 28 novembre. Les prix qui auraient en moyenne diminué de 5 à 6 centimes d’euros par litre, grâce à la diminution des taxes et de la marge des grands distributeurs, prend  fin sans qu’aucune disposition nouvelle ne soit mise en place, alors que la spéculation dans le secteur pétrolier et les profits des grandes compagnies continuent de plus belle. Pendant ce temps, pour la famille qui est obligée d’utiliser la voiture pour les courses ou pour aller au travail, c’est la ponction permanente sur le pouvoir d’achat.

Ceci se fait sur un fond très pernicieux, consistant à faire admettre que les caisses de l’Etat ont besoin  de ces taxes sur les produits pétroliers qui constituent un impôt indirect forcé, dés lors que l’on n’a pas d’autre choix que d’utiliser la voiture pour se déplacer.

Cela devrait ouvrir d’autres débats : celui d’une fiscalité juste, basée sur les possibilités de contribution de chacun. Celui du développement des transports en commun. Celui de l’invention de nouveaux véhicules à prix abordables. Certains plus économes en énergie, d’autres  utilisant des énergies mixtes, d’autres encore pouvant se passer de pétrole.

Ceci permettrait, à partir de nouveaux efforts de recherche et d’innovation, de relancer un nouveau type d’industrie automobile, prenant en compte le risque d’épuisement des ressources pétrolières et l’indispensable mutation écologique. Ceci nécessiterait là, comme dans le secteur de la sidérurgie ou de l’agroalimentaire, une nouvelle volonté politique au service de l’intérêt général. Ce n’est pas le cas. Depuis les six derniers mois, il y a 240 000 chômeurs de plus. Voilà ce à quoi il faut s’attaquer. Et vite ! Voilà de grands débats, portant sur l’avenir, à mille lieux des pitoyables et dégoûtantes turpitudes de l’UMP.

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