Le contre-budget de Jean-Luc Mélenchon

Publié le par Section Pcf Vierzon

A Gauche hier a présenté son projet de budget alternatif. Il rêve de fédérer une « autre majorité ».

Le Front de gauche lance une semaine de « mobilisation contre l’austérité ». Hier, Jean-Luc Mélenchon a présenté un projet de budget alternatif à celui du gouvernement, et demain son parti sera dans la rue au cœur de la manifestation à l’appel des syndicats européens. L’ancien candidat à la présidentielle, qui participera également samedi à la mobilisation contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) aux côtés des écologistes, se pose comme une alternative à gauche. « Je suis prêt à diriger le gouvernement de ce pays avec une autre majorité » de socialistes et d’écologistes, a déclaré hier Jean-Luc Mélenchon. « A chaque étape, nous ferons des contre-propositions, nous montrerons qu’on peut gouverner autrement. »

« On tape sur le capital »

Pour le président du Parti de Gauche, le gouvernement a tout faux avec sa politique de réduction de la dette et de promotion de la compétitivité. « Pourquoi François Hollande s’obstine à faire une politique qui a échoué partout ? interroge Jean-Luc Mélenchon, Quand va-t-il arrêter de céder (à l’Europe, ndlr) ? »

La clé pour sortir de la crise, c’est la « relance », selon lui. Dans le contre-budget du Parti de Gauche, « on tape sur le capital », résume Guillaume Etievant, un de ses auteurs. Côté recettes : suppression des niches fiscales, réforme de l’impôt sur le revenu (via la création de 14 tranches, et d’un revenu maximum, établi à 20 fois le revenu médian, qui serait taxé à 100 %), création d’une « TVA grand luxe » avec un taux relevé à 33 %, augmentation de l’impôt sur la fortune (ISF)… Côté dépenses : un plan d’urgence pour le logement, le SMIC à 1 700 euros bruts et l’indexation des minima sociaux sur cette hausse, l’embauche de 30 000 fonctionnaires et une augmentation de 215 euros par mois pour les fonctionnaires de catégorie C au premier échelon…

Objectif : « Relancer des emplois sans faire exploser les déficits », explique l’économiste Jacques Généreux, co-auteur du projet, qui se défend d’être irréaliste : « Nous ne faisons pas que de la redistribution à l’ancienne, nous faisons aussi de l’investissement dans les transports, le logement, les crèches. Notre programme rapporte plus qu’il ne coûte. » Le Parti de Gauche chiffre les économies de son budget à 30,3 milliards d’euros, autant que celui présenté par Ayrault.

Le Progrès, Elodie Bécu.

Publié dans Dans la presse.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article