Le meeting du Front de gauche Porte de Versailles, en textes et images.

Publié le par Section Pcf Vierzon

Le Front de gauche a investi le Palais des congrès de la Porte de Versailles pour son dernier grand meeting de campagne devant plus de 60 000 militants. La rédaction de l'Humanité y était bien entendu présent, pour vous faire vivre et revivre ce grand évènement, en textes et en images.

Appel de fin de meeting de Jean-Luc Mélenchon : "Camarades, je ne sais pas de quoi sera fait dimanche soir. Mais vous savez quel est votre camp ! Le Front de gauche est votre outil. Il est devenu petit à petit le Front du peuple lui même, il est plus grand que nos drapeaux, que nos partis, que notre programme lui même. C'est le peuple, et s'il comprend qu'il est en mouvement, rien ne peut lui résister ! Sur mon honneur, jamais je me dédierai du drapeau que vous m'avez confié. Ni a vendre, ni à acheter, ni à domestiquer ! J'appelle tous mes amis, et tenons nous par la mains, comme nous le faisons lorsque nous chantons l'Internationale ! Résistance !"

Vers 19h45, et écouté avec attention, jean Luc Mélenchon prend la parole. Éclats de rire quand il est dit "les rats quittent le navire, c'est l'appel de la gamelle" en référence aux ralliements des ex-soutiens de Sarkozy. Applaudissements, lorsque le candidat du Front de gauche affirme: nous créons un chemin nouveau qui balaie les tenants de l'austérité"

"La France s'est réveillée, un monde va s'écrouler, le feu a pris à la plaine et leur grille les fesses !  Le peuple qui a voté non en 2005 est encore là et réclame son du ! Le peuple qui a défendu bec et ongles son immense conquête, cet acquis de civilisation qu'est la retraite à 60 ans et qui ira la récupérer avec des fourches s'il le faut.

Il faut comprendre ce que nous sommes en train de faire. Ce n'est pas seulement un peuple qui veut se débarrasser d'un dirigent. Ce n'est pas que pour nous que nous nous battons. En nous débarrassant de Sarkozy, nous allons aussi débarrasser l’Europe de l'axe Merkozy, qui a pris les peuples à la gorge. Ça commence par nous, et l'an prochain ce sera au tour des Allemands ! Nous allons ouvrir tous ensemble un chemin nouveau qui balayera l'Europe des souffrance et de l'austérité. Et vous êtes l'avant-garde de ce mouvement.

Quelque soit le prochain président de la république, la finance est prête à attaquer. Face à cette agression il n'y a que deux possibilités : résister ou capituler. Nos frères et nos sœurs grecs se sont serrés la ceinture, ils ont tout vendu, tout perdu et au final, Rien : Il faut résister, rendre les coups ! Comme disait Makiavel : « la meilleure forteresse des tyrans, c'est l'inertie des peuples », alors il faut nous battre ! Et nous devons commencer par nous débarrasser de Nicolas Sarkozy. Mais surtout il faut faire sauter le verrou des LePen ! Qui bloquent le débat politique par la peur ! C'est l'union du peuple travail autour d'une direction politique et autour des mouvements sociaux qui peut vaincre."

"Nous avons la possibilité de financer l'intégralité du programme Humain d'abord. L'irréalisme est de l'autre côté. L'argent y est ! Avec les 1000 milliards prêtés aux banques privées par la BCE, il y avait de quoi solder plusieurs fois la dette grecque.

Partout en Europe on regarde ce que va faire la France. Si vous nous donnez les moyens de passer devant le Front National, vous ferez une bonne action non seulement pour la France, mais aussi pour toute l'Europe. A ce qui hésitent, je le dis, c'est nous qu'il faut aider. J'adjure tous ces journaux qui se disent de gauche, d'imiter plutôt l'Humanité que l'Expresse, et d'arrêter de nous tirer dans le dos ! Le vote utile, pour soi et pour toute l'Europe, c'est le Front de Gauche. Et le niveau du vote du Front de Gauche, c'est l'indicateur du trouillomètre de la droite ! Et plus la droite a peur, plus ils en lâchent ! Plus nous serons fort dans les urnes, plus vous serez fort dans votre entreprise !

Quand on est de gauche et qu'on arrive au pouvoir, on commence par augmenter les petites payes. Parce que survivre, ce n'est pas un projet de vie ! Partout en Europe l'espérence de vie diminue ! Ici en France, l'espérance de vie en bonne santé a baissé d'un an ! Voilà le bilan de Sarkozy et des larbins du capitalisme !"

Camarades, je ne sais pas de quoi sera fait dimanche soir. Mais vous savez quel est votre camp ! Le Front de gauche est votre outil. Il est devenu petit à petit le Front du peuple lui même, il est plus grand que nos drapeaux, que nos partis, que notre programme lui même. C'est le peuple, et s'il comprend qu'il est en mouvement, rien ne peut lui résister !

Sur mon honneur, jamais je me dédierai du drapeau que vous m'avez confié. Ni a vendre, ni à acheter, ni à domestiquer !

 

Pierre Laurent, secrétaire général du PCF, président du conseil national de campagne du Front de gauche : "Je veux dire, ce soir, à toutes celles et à tous ceux qui font la force de cette campagne, sa belle et magnifique énergie, je veux leur dire bravo. A tous du fond du cœur, je vous dis bravo. [...] Allez voter tels des citoyens libres et égaux en droits. Allez voter pour vos idées ! Allez voter pour reprendre le pouvoir. Allez voter, libres, en femmes et en hommes libres, dimanche pour Jean-Luc Mélenchon. [...] Oui, prenez le pouvoir, nous l'avons voulu, vous l'avez fait. Et aujourd'hui, grâce à vous, tout a changé. Une à une, nous avons ouvert les portes à des propositions que les autres candidats voulaient ignorer. Des propositions que pourtant la grande majorité des Français met en tête de leurs priorités. C'est vous qui avez imposé l'ordre du jour de cette campagne ! Oui, je l'affirme, rien ne se fera sans vous ! Vous avez commencé à reprendre la main, eh bien maintenant, ne lâchez rien ! Oui, amis et camarades, poussez les portes du changement, ouvrez-les les plus grandes possibles pour que le 22 avril tout ne s'arrête pas mais que tout commence ! Vive le Front de gauche ! Vive ce nouveau Front populaire qui rendra le changement irréversible ! "

Martine Billard, co-présidente du parti de gauche a pris ensuite la parole :
"Il nous faut une 6ème République, sociale, écologique avec une nouvelle constitution, où seront inscrits de nouveaux droits : droit à l'IVG remboursé, droit de mourir dans la dignité, le refus du racisme et de toutes les discriminations, de nouveaux droits pour les travailleurs : interdiction des licenciements boursiers et droit de veto pour les CE. Mais aussi le refus de la compétition entre les régions et cela nécessite que la loi s'impose de la même façon à tous les citoyens, dans toutes les entreprises, dans tous les territoires, que ce soit en droit du travail ou pour la laïcité. Nous avons aussi besoin d'une 6ème République qui en finisse avec la monarchie présidentielle et l'affairisme de Sarkozy et sa bande. [...] Il faut remettre l'Humain au centre, l'Humain d'abord. Et pour cela, dimanche On vote convictions On vote Mélenchon !"

Christian Piquet, animateur de la coordination nationale du Front de gauche, accueille les spectateurs. "Grâce au Front de gauche, la gauche, est en train de redevenir le camp du travail et des travailleurs. Grâce au Front de gauche, parce que nous faisons progresser la gauche tout entière, il va être possible de dire, le 6 mai, à Monsieur Sarkozy : Vous et vos petits marquis de l’UMP, du balai !"

En fond de salle, un drapeau tricolore est brandi par des gens venus du 93, "sans carte ni parti", venus montrer que "la France c'est nous"

18h50 : le meeting va commencer

Nombre de familles sont venues écouter le meeting

18h30 : Flot incessant à l'entrée du parc des expositions. La plupart des gens croises viennent d'ile de France mais certains viennent de plus loin, comme Michel, du Var.

18 heures : ouverture des portes

Dans les coulisses du hall 1, le pôle vidéo du Front de gauche qui diffuse les images du meeting, à voir dès 19h sur humanité.fr

Des distributeurs de pancarte "pour une VIe république attendent l'ouverture des portes.


Sur les côtés de la salle, quelques centaines de chaises. Mais la foule du Front de gauche sera debout, comme à Marseille, Toulouse, Vierzon, Limoges, Nantes, Lille ... 

17h30, avant l'ouverture des portes du parc 1 : 60 000 personnes pourront vivre le meeting.

17 heures : les portes du Parc de Versailles n'ouvrent que dans une heure. Mais déjà les premiers participants au meeting font la queue devant les grilles

Publié dans L'HUMANITE

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