Les cheminots CGT tirent le signal d’alarme.

Publié le par Section Pcf Vierzon

Notre système ferroviaire et le statut social des cheminots, en plus de leur pouvoir d’achat, sont en péril imminent, estiment quatre fédérations syndicales de la SNCF, qui appellent dès ce soir à la grève.   

Nous avons reçus une lettre explicative (ci-dessous) des responsables CGT.

Salut à tous,

Concernant la grève du 25 octobre à la SNCF, une rectification de taille s’impose par rapport à l’article qui y est consacré.

J’ose espérer que personne n’aura été dupe car bien évidemment ce n’est pas la CFDT qui est à l’origine de ce mouvement !

La FD CGT des cheminots travaille depuis des mois pour ne pas dire des années à l’unité syndicale sans grand succès d’ailleurs, puisqu’en 2010 et 2011 nous nous sentions bien seuls dans la bataille sur l’emploi qui a permis de gagner la bagatelle de 1000 emplois supplémentaires sans compter les 500 supplémentaires de juin 2012, obtenus là aussi par la seule CGT.

Pour revenir à l’action nationale unitaire de grève du 25/10, c’est la CGT qui, dès le 19/09, convoquait une interfédérale pour examiner les contours d’un mouvement de masse à la SNCF sur l’emploi, les salaires, le FRET et l’avenir du service public en lien avec la réforme à venir sur le système ferroviaire (dont les annonces du Ministre des TRANSPORTS doivent être faîtes le 30/10). S’en sont suivies 2 autres intersyndicales nationales, toujours impulsées et organisées par la CGT, qui ont permis de déboucher sur l’appel unitaire à la grève et ce à l’occasion de la signature du préavis national de grève qui n’est intervenu que mercredi dernier dans la journée (obligation liée à la loi sur le service minimum durcie par la loi Diard votée juste avant la coup de pied au cul à Sarko et toujours pas remise en cause par le nouveau gouvernement qui l’avait pourtant annoncé). Ainsi et en réalité, la CFDT a seulement profité de cette démarche pour anticiper l’appel afin de se mettre en avant ce qui a d’ailleurs été dénoncé en interne par les 3 autres fédérations syndicales (CGT, UNSA et SUD).

Alors, dorénavant, n’hésitez pas à venir chercher vos infos directement à la source (CGT bien sûr !) plutôt que dans les organes de presse mal intentionnés. Ceci n’est bien évidement pas à prendre comme un reproche mais bien comme une façon de fonctionner certainement plus efficace pour ne pas commettre d’impairs.

Fraternellement. 

Gilles MARINET .

La grève qui démarre pile à 19 heures ce soir dans toutes les gares SNCF pour un terminus annoncé ce vendredi à 8 heures, si les assemblées générales n’en décident pas autrement. La grève unitaire organisée par la CGT, la CFDT, l’Unsa et SUD rail "ce que l’on n’avait pas vu depuis des lustres"

Pourrait-elle se prolonger pendant les vacances scolaires de la Toussaint ?

En tout cas, « le malaise des cheminots est profond », souligne Serge Cayol, qui en veut pour preuve le fait que la CFDT vient de refuser de signer l’accord salarial 2012 , portant sur une augmentation des salaires de 0,5 %, à compter seulement du 1er octobre de l’année. « Une véritable provocation inspirée par Bercy », estime la CGT, en s’indignant que de ce fait « un jeune embauche maintenant à la SNCF… en dessous du Smic ! ».

À ce sujet, Guillaume Pepy, le président de la SNCF, a récemment annoncé que l’entreprise nationale recruterait environ 5 300 personnes en 2012 et 40 000 d’ici à 2020.

« Un enfumage médiatique », dénoncent les syndicats en comptabilisant 6 900 départs à la retraite en 2012 soit, en réalité, une évaporation d’au moins 1 600 emplois. Ce qui se traduira, selon le secrétaire général de la CFDT cheminots qui le déclare à l’AFP, « par moins de service, moins d’entretien et des conditions de travail dégradées ».

La perspective d’une mise en concurrence.

« Tout se passe comme si la feuille de route fixée par Sarkozy à Pepy était toujours en vigueur », s’impatientent les syndicalistes de la CGT, qui ont accueilli avec circonspection l’annonce, par le nouveau ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, d’une « belle et grande réforme du ferroviaire ». Réforme dont le pilier serait, dans la perspective d’une mise en concurrence, à l’horizon 2014, du trafic voyageurs régional, la réunification de la SNCF et de RFF (Réseau ferré de France), qui est lourdement endetté.

Ils avaient été séparés en 1997 pour remettre financièrement d’aplomb la SNCF, dont la direction pencherait maintenant pour la création d’une holding sur le modèle allemand, c’est-à-dire développant des filiales dans les régions. Les syndicats et principalement la CGT militent plutôt pour une réunification et un désendettement dans le cadre juridique actuel de l’Epic (établissement public d’intérêt commercial). Selon eux, l’intégration dans la SNCF du futur gestionnaire des infrastructures ferroviaires doit permettre une égalité de traitement des usagers du 
service public et la préservation du statut social des cheminots, qu’ils soient bretons ou pyrénéens.

Quoi qu’il advienne à ce sujet, « il faut un changement radical de politique à la SNCF », insistent les syndicats pour qui la grève est un « signal d’alarme » tiré pour remettre sur une bonne voie autant Guillaume Pepy que Jean-Marc Ayrault.

BLOG/PCF Vierzon.

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