Les Fralib réoccupent l'usine de Gémenos.

Publié le par Section Pcf Vierzon

fralib-bastille-stephane.jpgDes salariés de Fralib (groupe Unilever) en lutte depuis 592 jours pour le maintien de l'usine de thé et d'infusions Elephant, à Gémenos (Bouches-du-Rhône), ont réoccupé le site vendredi matin.

"Ce matin on a mis dehors, de façon pacifique, l'entreprise de sécurité qui gardait les lieux et on a repris possession de l'usine", a déclaré Olivier Leberquier, délégué de la CGT, alors que les accès au site étaient contrôlés depuis plusieurs mois par des vigiles. La direction d'Unilever France a cependant dénoncé "un coup de force" contre lequel elle déposera plainte.

Cette action intervient au 592e jour du conflit, après que le tribunal de grande instance de Marseille a validé, en avril, le troisième plan de sauvegarde de l'emploi mis en place pour accompagner la fermeture de l'usine de Gémenos, la seule en France à produire les thés et infusions de la marque Elephant. La CGT a fait appel, les deux premiers PSE ayant été invalidés par la justice.

La direction a proposé un emploi dans une autre usine Unilever en France à chacun des 103 salariés qui luttent encore pour maintenir l'activité sur le site, sur les 182 employés initiaux. Pour ceux qui veulent rester en Provence, des mesures d'accompagnement sont proposées avec notamment 12 mois de congés de reclassement à 75% du salaire (15 mois pour les plus de 50 ans). Début mars, Unilever a aussi augmenté de 50% le budget de revitalisation économique du bassin d'emploi, portant ce montant à 1,5 million d'euros.

La CGT, qui fait valoir des engagements reçus de François Hollande (PS), avant son élection à la présidence de la République, pour mettre en oeuvre un projet alternatif de reprise du site, veut maintenir l'outil de travail et réclame une nouvelle table ronde avec les autorités locales sur l'avenir de l'usine. Mais environ 80 des 103 salariés concernés ont reçu leur lettre de licenciement. Et la direction a écrit à la CGT pour lui proposer de déménager son local à l'extérieur de l'entreprise, ou d'en organiser l'accès sous escorte, afin de pouvoir préparer le vidage des lieux en toute sécurité, ce qui a déclenché l'action du syndicat.

"Nous ne nous posons plus la question de savoir si la préfecture est intervenue auprès d'Unilever pour exiger des dirigeants qu'ils ne touchent pas aux machines. De toute évidence, la multinationale ne veut pas laisser au prochain gouvernement le temps de se saisir de ce dossier", a affirmé Olivier Leberquier.

BLOG/PCF National.

Publié dans Social-Economique

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