Londres, Allemagne, Tunisie, France...Les luttes se développent.

Publié le par Section Pcf Vierzon

Des luttes en Europe et dans le Monde: 

Londres, samedi 20 octobre 2012:

Après les grecs, les espagnols, les italiens, les britanniques sont entrés à leur tour dans l’action. Et de quelle façon ! A un point tel que le journal « Le Figaro » s’est senti obligé d’y consacrer un article intitulé : « une grande manifestation contre l’austérité à Londres ». Une photo rappelle ce qu’on a pu voir récemment à Athènes, à Madrid, à Rome, à Paris : une foule énorme avec banderoles, drapeaux, ballons multicolores… 150.000 personnes ont défilé dans la capitale, à Glasgow en Ecosse, à Belfast en Irlande du Nord, contre le gouvernement conservateur de David Cameron. A Londres en tête du cortège, une grande banderole proclamait : « l’austérité est un échec ». Le secrétaire général des Trade Union Congress qui réunit 54 syndicats a déclaré : « Ce sont les plus pauvres, les plus vulnérables qu’on assomme. Les ministres nous disent que, si on accepte de souffrir, la reprise sera au rendez-vous. Au lieu de cela, nous nous enfonçons dans la récession ».

En Grande Bretagne ceux qui travaillent doivent de plus en plus accepter des emplois à mi-temps. Plus d’un million de salariés sont ainsi concernés. Les sans emploi de longue durée augmentent rapidement et le chômage des 16-24 ans dépasse 21%.

Comme il fallait s’y attendre le leader travailliste Ed. Milibrand s’était joint au mouvement. Après avoir accusé le 1er ministre conservateur de pratiquer « des coupes trop importantes et trop rapides » il n’a pas manqué d’ajouter que si les travaillistes revenaient au pouvoir en 2015, ils auraient « aussi des arbitrages difficiles à faire ». Il s’est fait huer !

Des leaders syndicaux, ceux des services publics et des cheminots en particulier, ont réclamé la préparation par le TUC d’une grève de 24 h. La venue de représentants de la CGT et du COSATU (Syndicat d’Afrique du Sud) a été chaleureusement accueillie. 

En Allemagne:

Dimanche dernier 20 septembre, le parti d’Angela Merkel a perdu la

municipalité de Stuttgart, une ville de 600.000 habitants, au profit des Verts. Cela souligne d’abord le mécontentement grandissant du peuple allemand mais aussi les énormes illusions qu’il nourrit encore. 

En Tunisie, un an après la création de l’Assemblée Constituante l’action populaire se poursuit dans le pays car la situation continue de se dégrader à tous les niveaux. Le chef de l’Etat, Moncef Marzouki a dû lui-même reconnaître qu’elle restait « non satisfaisante ». « Tout le monde assume une part de responsabilité » a-t-il ajouté. Les travailleurs, les jeunes sans emploi et sans avenir, responsables ? Responsables tous ceux qui luttent pour avoir du travail et des salaires décents ? Leur action continuera, elle s’amplifiera quoi que fassent les dirigeants actuels qui sont tous sans exception au service du capital. 

Revenons en France pour constater sans surprise que le maître réel du pays, le grand capital industriel et financier vient de créer un nouveau parti dont le rôle serait d’assurer, seul ou allié à d’autres formations politiques, la relève du parti socialiste en 2017 ou même avant si nécessaire. Il s’agit de l’UDI (Union des Démocrates Indépendants) dont la direction a été confiée à Borloo qui a déclaré d’emblée : « Nous sommes une force qui a vocation à devenir le 1er parti de France. Nous avons vocation à constituer avec l’UMP, une coalition gagnante ». Changer de parti au gouvernement pour que la même politique puisse continuer, pour que le capital reste le maître, ce procédé est maintenant de plus en plus connu. Cette opération montre à quel point les forces du capital redoutent le développement de l’action populaire qui imposera un changement total de politique. 

Raison de plus pour agir partout et de plus en plus fort.

BLOG/PCF.

Publié dans INTERNATIONAL

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