Mélenchon : des discussions "en début de semaine prochaine" au sujet d'éventuels accords législatifs.

Publié le par Section Pcf Vierzon

Jean-Luc Mélenchon, président du Front de gauche, indique avoir reçu un appel téléphonique de Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, au sujet des circonscriptions à risque FN aux législatives. Des discussions devraient avoir lieu en début de semaine prochaine.

 

Selon les estimations, la probabilité que la gauche ne soit pas présente au second tour des législatives pourrait concerner de 60 à 100 circonscriptions. C'est à leur sujet que Jean-Luc mélenchon indique avoir eu Martine Aubry au téléphone aujourd'hui. La première secrétaire du PS "m'a appelé parce que, si j'ai bien compris, François Hollande lui a demandé de le faire pour répondre à l'appel que j'ai lancé" de s'unir contre le FN aux législatives afin de "ne pas avoir le ridicule de choisir entre le FN et la droite populaire alors que tout ça c'est tout du pareil au même", a-t-il dit à des journalistes en marge du Conseil national de son Parti de gauche réuni à l'Espace Robespierre d'Ivry-sur-Seine. Martine Aubry a également pris contact avec Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, selon Jean-Luc Mélenchon. Une réunion avec les délégués aux élections du PS et du FG se tiendra "en début de semaine prochaine", a-t-il indiqué.

Mélenchon, sa gratitude, sa fatigue et ses futurs combats
Accueilli à Ivry sous les «résistance, résistance», Jean-Luc Mélenchon a exprimé, lors d'un discours d'une heure et demie, son «sentiment de gratitude à l'égard de vous tous et l'immense fatigue qui s'est abattue sur moi». Après ses 11,1% au premier tour de la présidentielle, l'eurodéputé s'est félicité que le FG ait «construit quelque chose d'immense» malgré la «déception» d'être derrière Marine Le Pen (17,9%). Commentant ses résultats face à elle, il a lancé : «Elle court, nous courons», mais «elle part de plus loin, nous ne nous courons que depuis trois ans» avec le FG. Il a conclu : «Elle avance, nous avançons mais nous avançons plus vite».
Dénonçant à nouveau l'«extrême-droitisation de la droite», il a parlé d'une «opération Sarkozy dégage» le 6 mai, sans donner de blanc-seing à François Hollande. Visiblement fatigué, il a appelé à «organiser la bataille des législatives» après le 1er mai derrière les syndicats où le Front de gauche, qui «doit marcher sur ses deux jambes», diffusera un tract commun. Face au FN, «l'arme de décontamination massive, c'est le Front de gauche, pas le Parti socialiste», a-t-il déclaré, souhaitant «tout de suite une proportionnelle de gauche» pour un Front de Gauche fort à l'Assemblée nationale.

Publié dans FRONT de GAUCHE

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