Mélenchon : «La poussière du combat n'est pas retombée»

Publié le par Section Pcf Vierzon

1er-mai-copie.jpgToutes les figures du Front de gauche sont là, sous le soleil, à leur point fixe de Port-Royal. Elles saluent la foule du défilé syndical qui se presse autour de la petite tente blanche, sous les énormes ballons signalant leur position, non loin du PS. Manteau noir, chèche rouge, Jean-Luc Mélenchon, tout sourire, croise les mains au-dessus de sa tête. Il salue la foule qui lui lance en retour le mot d'ordre des derniers mois: «Résistance!» La forte mobilisation le replonge dans sa propre campagne, même si, aujourd'hui, dans le cortège fortement politisé de cette année électorale, François Hollande apparaît désormais comme le seul recours face à Nicolas Sarkozy.

«La poussière du combat n'est pas retombée, il n'est pas terminé», prévient pourtant Mélenchon. Outre une dénonciation en règle de Nicolas Sarkozy «qui fait son baroud d'honneur avant sortie sur les thèmes de l'extrême droite», il n'a pas de mots assez durs contre Marine Le Pen. Plus tôt dans la journée, place de la Madeleine, la présidente du FN a fait huer avec virulence le nom du «sénateur Mélenchon». Longtemps, dans les années 1990, Jean-Luc Mélenchon, alors au PS, a voulu que le FN soit interdit en France. «Je considère que c'est un parti dangereux, qui fait une œuvre malfaisante et qui ne sert à rien, sinon à répandre du venin», dit-il encore aujourd'hui. Il semble toujours souhaiter que ce parti disparaisse du paysage politique officiel mais, dit-il, «ce n'est pas l'avis de mes amis et je m'efforce de les représenter». Ces amis, ce sont ceux du Front de gauche: Pierre Laurent, secrétaire national des communistes, Clémentine Autain, des alternatifs de la Fase, Christian Picquet, de la Gauche unitaire…

Tous ont rendez-vous mercredi matin pour aborder la question de l'avenir du Front de gauche, de la forme qu'il peut prendre après la campagne et, surtout, de la place que pourra occuper Jean-Luc Mélenchon. L'idée est de lui trouver une mission de représentant de cette alliance de gauche radicale, avec d'autres sans doute. «Si on ne parvient pas à trouver une solution, dit-il, je retournerai à mon poste de combat du Parti de gauche», le parti qu'il a fondé en sortant du PS et qu'il copréside avec la députée Martine Billard.

Au menu encore mercredi, les discussions sur les législatives engagées entre le PS et le PCF, d'une part, le PS et le PG, de l'autre. «Nos échanges portent sur les circonscriptions sur lesquelles le FN menace de l'emporter», assure Pierre Laurent, qui s'en est entretenu avec la première secrétaire du PS, Martine Aubry. Clémentine Autain demande que tout échange «bilatéral» soit approuvé auparavant «au sein du Front de gauche».

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