Non au massacre social dans l’automobile !

Publié le par Section Pcf Vierzon

Avec les salariés de PSA de tout le pays, leurs familles, nous sommes révoltés des décisions des propriétaires et actionnaires de la suppression d’un emploi sur huit et de la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois.

Quel mépris pour les salariés de la part de la direction et du gouvernement précédent, qui ont nié jusqu’au dernier moment qu’un tel plan machiavélique était à l’œuvre, pour l’annoncer avec une telle brutalité aujourd’hui.

Ce groupe qui a reçu des milliards d’aides publiques sous différentes formes et dispose d’un trésor de guerre de quelques 10 milliards d’euros traite les salariés, leurs familles, les collectivités territoriales avec le dernier des mépris. Ce qui rend les annonces de ce jour encore plus insupportables c’est la soudaine envolée de la cotation en bourse du groupe Peugeot. Si ce ne sont pas des licenciements boursiers au profit des actionnaires, cela y ressemble follement, alors que la moitié des bénéfices réalisés ces dernières années ont été versés aux actionnaires sous forme de dividendes.

Il faut arrêter cette casse sociale et ce massacre territorial !

Il faudra bien que le gouvernement fasse un choix clair pour que le changement soit « MAINTENANT » !

Les plans de licenciements vont se poursuivre. Tant que les objectifs économiques seront basés sur le seul critère de la rentabilité du capital, et particulièrement du capital financier, il est fort à parier que la crise s’aggravera.

Le gouvernement doit, avec l’appui du Parlement, décréter un moratoire sur ces plans de licenciements et doit examiner avec les salariés, les élus locaux, un plan de soutien à l’industrie automobile dans une vision d’avenir, cherchant la sécurisation de l’emploi , envisageant des plans de formation, un effort de recherche et d’innovation pour des solutions s’inscrivant dans la mutation écologique dont la planète a besoin. L’expérience de l’Ile Seguin avec la fermeture de Renault montre que les promesses de réindustrialisation du site ne sont que du vent.

Reclasser les ouvriers du groupe Peugeot jettera autant de salariés intérimaires à la porte. Le pouvoir d’achat des ménages sera encore en diminution et le marché national se réduira. Le moratoire proposé par le PCF et le Parti de Gauche est une première mesure d’urgence à prendre pour stopper l’hémorragie.

Mais soyons bien persuadé qu’il faudra aller beaucoup plus loin. Oui, nous n’avons plus beaucoup de marges de manœuvres, il faut s’engager dans une autre logique sociale. Celle qui est en vigueur depuis le 19e siècle épuise les peuples.

Le capitalisme ne porte plus le développement de la société. Il en est devenu l’obstacle principal.  

Nous sommes aux côtés des salariés, de leurs syndicats, pour empêcher cette hécatombe.

BLOG/PCF.

Publié dans Social-Economique

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