Nordine Idir, nouveau secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes.

Publié le par Section Pcf Vierzon

Le Mouvement Jeunes Communistes de France, première organisation politique de jeunesse avec 12 000 jeunes, lycéens, étudiants et jeunes travailleurs organisés dans plus de 60 départements et 40 universités avec l'Union des Étudiants Communistes (UEC) a renouvelé notre direction nationale ce samedi 17 Novembre.

idir.jpgCe renouvellement a été l'occasion de changer de Secrétaire général, Nordine Idir représente dorénavant le Mouvement Jeunes Communistes de France.

Lors de ces deux premières journées d'Assemblée Nationale des Animateurs annuelle, les 250 jeunes communistes responsables des fédérations et Unions de villes du MJCF ont discuté de la lutte contre le chômage des jeunes, contre le racisme, d'une éducation de la réussite de tous ou de la reconnaissance de l'Etat Palestinien.

Entretien avec le nouveau secrétaire général du Mouvement jeunes communistes de France (MJCF), Nordine Idir, qui a été élu, ce week-end à l’occasion de son Assemblée nationale annuelle, pour succéder à Pierric Annoot.

Votre assemblée de ce week-end a été le premier rendez-vous national du MJCF depuis les élections, quel regard portez-vous sur la situation ?

Nordine Idir. Les attentes sont fortes dans la jeunesse. Car notre génération est à la fois particulièrement touchée par le chômage, la précarité et n’a connu que la droite au pouvoir. Notre mouvement et les jeunes en général ont contribué à virer Sarkozy. Mais ceux qui ont perdu l’élection mènent toujours la danse et se servent de la crise pour faire passer l’idée que des contraintes indépassables empêcheraient toute alternative. En clair, les mêmes logiques financières d’austérité sont toujours à l’œuvre.

Pour l’instant, le gouvernement de gauche n’est pas dans une posture de combat et de rassemblement des forces sociales. Emplois d’avenir, contrats de génération, pour les jeunes le compte n’y est pas. Des emplois sont créés mais sans ambition de qualification ni d’embauche à long terme et sans s’attaquer aux causes de la situation dramatique que connaissent les jeunes. Ils aspirent à pouvoir vivre dignement sans être condamnés à naviguer dans les sous-sols du salariat. Dans cinq ans, les jeunes doivent mieux vivre qu’en 2012 avait promis le président, à nous de transformer cette promesse en réalité.

Comment le MJCF entend agir dans ce contexte?

Nordine Idir. Nous sommes décidés, plus que jamais après notre Assemblée nationale de ce week-end, à passer à l’offensive contre le chômage et la précarité. C’est nécessaire car le Medef et la droite veulent imposer la fin de notre modèle social, du droit du travail, des services publics… Et au vu de la situation, si rien ne change, c’est le repli sur soi et le rejet de l’autre qui guettent. Alors nous voulons apporter des réponses concrètes aux problèmes des jeunes tout en brisant les fantasmes notamment sur le « coût du travail » ou la « compétitivité ». Nous voulons sortir de toutes ces formes d’emplois précaires et de dispositifs spécifiques aux jeunes qui ont fait la preuve de leur inefficacité tant sociale qu’économique. Le travail gratuit, ça suffit.

Vous parlez de  « fronts de luttes», quel en est le sens ?

Nordine Idir. Pour faire face à un Medef et à une classe dominante très organisés, nous voulons permettre l’engagement et l’action de tous les jeunes qui veulent changer concrètement leur vie. Pendant la campagne électorale, nous avons défendu, et continuons de défendre, avec les députés du Front de gauche une loi pour l’avenir des jeunes. L’Ugict CGT et l’Unef ont porté une loi pour les jeunes diplômés. La JOC a impulsé un appel pour un «big bang des politiques de jeunesse »… Avec de nombreuses organisations de jeunes,  nous avons fait le constat commun que les politiques d’exonération de cotisations pour l’embauche de jeunes des 30 dernières années n’ont pas créé d’emplois et ont, au contraire, aggravé la précarité. C’est à partir de cette réalité et de ce constat commun que nous voulons construire des fronts de luttes car il n’y a aucune raison pour que ce qui nous a rassemblés alors, ne nous réunisse plus aujourd’hui. Rassembler et mobiliser est indispensable pour que nos revendications, qui visent à sécuriser les parcours de formation et d’emploi, soient entendues et aboutissent.

BLOG/MJCF.

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