Pacte budgétaire : l’opposition monte....

Publié le par Section Pcf Vierzon

Alors que le nouveau traité européen devrait être soumis dès le mois ­d’octobre au vote du Parlement, ses opposants multiplient les appels et initiatives.

Après la pétition de l’Humanité pour exiger un référendum qui a circulé tout l’été (et circule encore), dimanche dernier, lors des ­Estivales citoyennes du Front de gauche, en Isère, Jean-Luc Mélenchon annonçait une manifestation contre le nouveau traité européen. Mardi, sur son blog, il propose la date du 30 septembre. « Seule la rue, comme ils disent, peut faire capoter le projet du PS et de la droite unis pour faire passer le traité ! » écrit le député européen. À l’appel du Front de gauche, cette manifestation veut rassembler le plus largement possible les opposants au pacte budgétaire : « Le Front de gauche aura son mot d’ordre appelant à un référendum. Mais celui de la marche sera plus largement contre le traité Merkozy pour que tous puissent s’y retrouver », explique Éric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche, qui affirme avoir déjà eu des retours positifs.

Lundi, l’association Attac avait adressé aux partis, syndicats et associations, membres du Collectif pour un audit citoyen de la dette, un appel à mener une « campagne éclair » contre la ratification du pacte budgétaire. Attac, qui voit dans le traité « un pas de plus vers la destruction européenne », estime que « le gouvernement souhaite minimiser le débat public sur les politiques européennes d’austérité par une ratification rapide du pacte dès septembre ». En conséquence, l’association propose au collectif d’organiser partout en France des réunions publiques, d’appeler les citoyens à s’adresser directement à leurs parlementaires et d’organiser le jour du vote une manifestation devant le Parlement. À moyen terme, Attac lance l’idée de créer au niveau européen un « tribunal européen de la dette » afin de « contribuer à la reconstruction de convergences des mouvements à l’échelle européenne ».

La cgt se lance:

Hier, c’était au tour de la CGT et du NPA de se lancer dans la bataille. Par la voix de son secrétaire général, Bernard Thibault, la centrale syndicale annonce dans un entretien à l’AFP « une campagne d’information et de mobilisation pour relayer la position de la Confédération européenne des syndicats, rejetant le traité européen, qui est susceptible d’être soumis à ratification dans les semaines à venir », avec, notamment, une pétition. De son côté, c’est dans un entretien au Monde que Philippe Poutou, leader du NPA, affirme : « Il faut contester ce traité et empêcher qu’il soit voté. L’idée de se retrouver ensemble dans la rue pour contester ça, on est pour. »

Multiplier les initiatives:

La multiplication des initiatives ne risque-t-elle pas d’affaiblir le mouvement ? Pour Éric Coquerel, elles s’additionneront. « Le Collectif pour l’audit de la dette, dont nous faisons partie, aura des initiatives, mais en plus nous aurons notre manifestation. » Et pour que l’on ne puisse pas reprocher au Front de gauche de décider seul, il annonce la création d’un « collectif d’organisations » pour la marche du 30. Reste qu’il y a peu de chances d’y croiser tous les socialistes et écologistes hostiles au traité. Eva Joly, opposée à la ratification, rejetait lundi dans le Parisien « l’idée (…) de montrer ses muscles ».

NORD : une élue change de bord:

« Comme beaucoup d’élus de gauche, Verts et socialistes, je suis pour une renégociation du traité européen Merkel-Sarkozy. » 
Marie-Claude Marchand, conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais, en a tiré les conséquences. Siégeant dans le groupe PS, cette élue divers gauche vient de le quitter pour celui du Front de gauche, car, dit-elle, « je ne trouve plus dans le PS cette volonté de permettre à nos concitoyens de débattre et de donner leur avis par référendum sur des sujets aussi cruciaux pour notre démocratie ».

BLOG/Front de Gauche.

Publié dans FRONT de GAUCHE

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