"Plage au peuple!"

Publié le par Section Pcf Vierzon

Plage du Prado et avenue du Prado noires de monde. Suivez ici le meeting marseillais du Front de gauche grâce aux photos, reportages et témoignages de nos envoyés spéciaux à Marseille.

17 heures 30. Fin du meeting. Sur les plages du Prado, le rendez-vous populaire du Front de gauche se poursuit et les deux cents cars venus des quatre coins du Sud-Est de la France ne sont pas prêts de prendre le chemin du retour.

17 heures 15. Fin du discours de Jean-Luc Mélenchon, les milliers de participants au meeting entonnent l'Internationale puis la Marseillaise. Au loin, une pancarte est brandie. On peut y lire deux lettres inscrites en rouge: OM, comme "Olympique Mélenchon"

16 heures 05. Jean-Luc Mélenchon débute son discours. "Comme vous êtes émouvants, comme vous êtes grands, comme vous êtes beaux. Comme vous tous, si nombreux ici, et particulièrement ceux qui sont venus de la mer. Je suis venu, comme vous, recevoir sur cette plage au bord de ces lèvres fraiches le baiser de la Méditerranée, notre bonne mère à tous.

Ecoutez le murmure de l'histoire longue qui travaille en nous, il vous dit à tous pourquoi Marseille est la plus française des villes de la République. Ecoutez Marseille qui vous parle et vous dit la leçon qu'elle porte.

Ici, il y a 2600 ans, une femme a fait le choix de prendre pour époux l'immigré qui sortait d'un bateau, c'était un Grec. Et de ce couple est né Marseille. Depuis 2600 ans, nous sommes du parti de ceux qui sont contents d'être mélangés, fier d'être le peuple qui compte le plus grand nombre de mariage mixte en Europe."raymond8.jpg

16 heures. 120.000 personnes au meeting du Prado. Les organisateurs du rendez-vous marseillais de campagne du Front de gauche annonce l'affluence du jour. Après les 120.000 personnes de la Bastille le 18 mars, les 70.000 du Capitole, le 5 avril à Toulouse, le meeting du Prado place la barre très haute, à la veille des meetings de François Hollande et Nicolas Sarkozy à Paris.

16 heures. En fin de son discours, Pierre Laurent demande: "N'hésitez pas à élire des députés du Front de gauche qui ne trembleront pas au moment de voter des lois contre ce qu'a fait Sarkozy."

"Nous avons besoin de nous serrer les coudes en Europe. Aux Italiens, à qui l'on vole le droit de grève, aux Espagnols à qui l'on prend les banques prennent leur maison, aux Grecs qui s'évanouissent parce qu'ils ont faim, je veux que nous leur disions tous tenez bon, nous allons vous débarasser de Sarkozy. Tenez bon, ici, nous sommes debout. Le Front de gauche est bien plus qu'une étincelle, mais la flamme qui va rallumer l'espoir. A Marseille, nous leur disons, nous ne lâcherons plus rien!"

15 heures 40. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, prend la parole: "Le vent de la frustration est terminée. Ce que pense le peuple, le Front de gauche et son candidat le dit tout haut. Et le peuple se dit "oui, cette fois, nous pouvons gagner".

"Ou la France avance vers la finance, et elle avancera tête baisser vers la guerre économique. Ou alors elle choisit la liberté de dire non à la dictature de la finance et elle peut à nouveau ouvrir l'espérance d'une nouvelle vie démocratique."

15 heures 37. Dans la foule avec l'éléphant des Molex, déjà présent dans le défilé de la Reprise de la Bastille le 18 mars dernier

15 heures 35. "Le vote utile nous casse les urnes", affirme Clémentine Autain qui appelle tous lesmilitants du Front de gauche à mener la campagne en force pour aller chercher les voix, à une semaine du premier tour de la présidentielle.

15 heures 30. "Dehors la droite. Cette droite mérite une bonne gauche" ou encore "Hollande dit vouloir être le candidat du possible, pas le candidat du souhaitable. Nous disons: le souhaitable est possible". "Nous ne sommes pas de doux rêveurs", clame Clémentine Autain. "Nous sommes les suels à porter une révolution citoyenne. N'ont-ils pas vu que le peuple se lève? C'est vous, c'est nous!"

15 heures 15. Clémentine Autain débute le meeting du Prado. "Nous sommes là debout, la gauche est en mouvement de toutes ses forces sociales et politiques contre la droite et la finance... Nous ne lâcherons rien, nous sommes la force", affirme la porte-parole du Front de gauche sous les "Résistances" de la foule. "Ca ne fait que commencer, car nous avons une boussole, un projet. Il y a une vie en dehors de l'austérité."

15 heures. En route vers les plages


14 heures 15. Entendu sur l'avenur du Prado: "Aujourd'hui, il fait beau, demain, Sarko et Hollande vont prendre des radasses"... Et aussi, au passage d'une ambulance: "C'est Gaudin, quand il a vu le monde, il a eu une attaque".

14 heures. Le temps des cerises est arrivé de Manosque

13 heures 45. Au rond-point du Prado, la foule commence à être dense, alors que beaucoup sont déjà partis vers les plages. Il se murmure qu'une "manif" partira à 14h.

Au milieu de tout le monde, Chantal fait un tabac avec son tricot spécial Front de gauche: "L'Elysée au musée, place au peuple!" Arrivée de Nyons (Drôme provençale), elle vient il y a trois mois de réadhérer au PCF qu'elle avait quitté à la rupture du programme commun. "J'ai 59 ans, c'est pas tout jeune, mais cette campagne, c'est un vrai lifting... On a tous 20 ans!" Dans son sac, elle a embarqué un petit cerf-volant Mélenchon qu'elle espère voir monter dans le ciel pendant le meeting...

13 heures. Au rond-point du Prado, pause-photo en plein casse-croûte pour les militants venus de Cogolin et du golfe de Saint-Tropez (Var). Dans le groupe, un salarié de 33 ans confie qu'il vient de "se réveiller": "A mon âge, j'avais jamais voté, mais depuis que j'ai découvert ce mec [Jean-Luc Mélenchon, NDLR], j'ai décidé d'y aller fond. Il apporte d'autres couleurs dans la politique..."

Autour de lui, tous confirment. "Au fond, c'est dommage qu'on ait pas deux semaines de plus, parce qu'on a l'impression que plus rien ne nous arrête", rigole un autre.

12 heures 15. Au rond-point du Prado, Jean-Pierre, instit' à la retraite, et Cyrille, son fils, cheminot, sortent du métro. Ils sont de Vallauris (Alpes-Maritimes). Joie de danser sur les "braises" de ce mouvement. "Cela nous dépasse, et ça ne fait que commencer, j'en suis sûr, observe Jean-Pierre. La révolution citoyenne ne risque pas d'aller se corrompre dans une austérité de gauche."

Cyrille voit désormais le Front de gauche réussir à toucher plus encore que les organisations syndicales... "L'engouement social pour Mélenchon est bien établi, même des gens qu'on ne trouve pas dans les mouvements sociaux nous rejoignent dans cette mobilisation!"

 

11 heures 30. À la place Castellane, à quelques centaines de mètres du rond-point du Prado, une vingtaine de militants arrivés en bateau d'Ajaccio patientent en attendant une cinquantaine de collègues de Bastia. "Vous savez combien on sera?", demande Angèle.

Publié dans L'HUMANITE

Commenter cet article