Salaires: variables d’ajustement sous prétexte de compétitivité.

Publié le par Section Pcf Vierzon

Nous vous conseillons la lecture de l’article de Christine Jakse : « Vous avez dit baisser les charges ? » publié dans le Monde diplomatique de novembre

C’est un excellent article qui rappelle le termes de l’arnaque; En voici un extrait:

 (…)  « Coût du travail » au lieu de « salaires » ; « charges » au lieu de « cotisations » : trente années de convergence politique entre la droite et la gauche de gouvernement ont banalisé :

  • => ces expressions, 
  • => la vision du monde qu’elles véhiculent, 
  • => les conséquences sociales qu’elles induisent. 

« Cette métamorphose du langage n’est pas anodine.

« Aussi sûrement qu’un coût appelle une réduction, la charge qui « pèse » (sur le travail), « écrase » (les chefs d’entreprise) et « étouffe » (la création) suggère l’allégement ou, mieux encore, l’exonération.

« Ces associations verbales et mentales, élevées par les médias au rang d’évidences, ont accompagné l’accomplissement d’un dessein poursuivi par tous les gouvernements successifs : baisser les salaires au nom de l’emploi. 

Car la cotisation constitue aussi du salaire:

« Car la cotisation – réduite pour faciliter l’embauche de travailleurs peu payés, de jeunes ou de chômeurs, supprimées pour les auto-entrepreneurs ou pour le commerçants installés dans une zone franche urbaine, etc. – constitue aussi du salaire :

"Elle figure à ce titre sur la fiche de paie".

"Elle est aussi prélevée sur la richesse produite dans l’entreprise ; mais à la différence du salaire net, versé à la fin du mois sur le compte en banque de l’employé, elle est perçue par les caisses de sécurité sociale.

Lesquelles financent les soins et les salaires des soignants, les pensions des retraités, les indemnités journalières des malades, ainsi que les allocations familiales et les allocations chômage.

"Comme le salaire direct, fixé à l’issue de négociations collectives de branche et adossé à la qualification professionnelle, la cotisation relève d’un barème établi par l’Etat – ou, pour l’assurance chômage, négocié entre le patronat, les syndicats, et le gouvernement.

"L’indemnité journalière, le taux de remboursement des médicaments, le barème de prise en charge de l’acte médical ne constituent pas des prix de marché (fixé par la rencontre de l’offre et de la demande), mais découlent de rapports sociaux et d’arbitrages politiques."

On comprend pourquoi Mme Parisot  présidente du Medef, a estimé mardi soir que le gouvernement avait eu « une bonne réaction »  après la présentation dans la matinée des mesures pour relancer la compétitivité des entreprises françaises par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

"Nous avons été entendus", s'est félicité sur France-2 la patronne des patrons. « Avec le rapport Gallois (...), puis ce matin avec les annonces du Premier ministre, il est clair que la question de la compétitivité est au centre de la table et que des mesures sérieuses sont envisagées pour essayer de redresser les choses  », a-t-elle continué, les yeux brillants.

Car en transférant des cotisations patronales sur la CSG ou la TVA, c'est le salaire que l'on baisse. C'est un coup de bonneteau; « ni vu ni connu j'embrouille ! ». 

Aussi, pas d'hésitations : tous dans l'action le 14 novembre contre l'austérité !

Tous en manifestations pour défendre les salaires et donc  l'emploi !

Rasemblement départemental à Bourges, à 11H00 Place de la Nation.

BLOG/PCF VIERZON.

Publié dans Dans la presse.

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