Sécurité sociale : la santé en souffrance après 50 ans de casse et d’exonérations patronales !

Publié le par Section Pcf Vierzon

medecinElle est loin de l’époque d'Ambroise Ctoisat, où la Sécurité sociale remboursait à 95% des médicaments ! Aujourd’hui la Sécurité sociale rembourse officiellement les dépenses de santé à 75%, mais ce chiffre cache de grandes disparités.

Hormis les affections de longue durée (ALD), prises en charge à 100 % par l’assurance maladie, les soins courants ne sont aujourd’hui remboursés qu’à hauteur de 55 %.

Cette tendance s’est renforcée au fil des ans avec l’accumulation de différents frais restant à la charge des patients ou de leur complémentaire santé. Les dépassements d’honoraires des médecins en font largement partie, puisqu’ils représentent aujourd’hui 2,4milliards d’euros par an.

Dans certaines villes, comme Paris, ils peuvent atteindre 150 % du tarif opposable, soit 70 euros pour une consultation de spécialiste, au lieu de 28 euros en secteur 1. Dans certaines villes

les honoraires peuvent représenter cinq fois les tarifs de la « Sécu » !

A sa création du forfait hospitalier, en 1983, il était de 20 francs, soit 3,05 euros.

Depuis le 1er janvier 2010, il s’élève à 18 euros par jour, après être passé de 13 à 14 euros en 2005, suite à la réforme de l’assurance maladie de 2004, puis à 15 euros en 2006 et à 16 euros en 2007.

En moins de trente ans, la hausse du forfait hospitalier aura été de 490 % en euros courants !

A cela s’ajoutent les franchises instaurées en 2004, que les contrats solidaires et responsables ne sont pas autorisés à rembourser.

Les malades doivent donc s’acquitter de 1 euro à chaque consultation ainsi que pour chaque acte de biologie, excepté à l’hôpital. Autres franchises créées en janvier 2008 : 50 centimes par boîte de médicaments et 2 euros par transport sanitaire, cette dernière étant plafonnée à 4 euros par jour.

Pour l’ensemble des franchises, la participation de l’assuré est limitée à 50 euros par an.

Seules les femmes enceintes, les enfants et les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU) sont exonérés de ces participations.

Mais dans le cas des femmes enceintes, il s'agissait de compenser les fermetures de maternités pour des raison budgétaites, décision dont l'actualité montre toute la nocivité.

Les personnes souffrant d’une ALD sont, quant à elles, touchées de plein fouet.

De fait, « la charge financière pèse plus fortement sur les individus malades ou à faibles revenus et peut les contraindre à renoncer à des soins utiles », a déploré l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes) dans une étude sur les comportements d’achat de médicaments, suite à la mise en œuvre des franchises de 2008.

En 2012, la question du renoncement aux soins est devenue centrale.

la question financière est la principale cause de renoncement aux soins, marque de la baisse générale du pouvoir d'achat des salariés et de la montée de la précarité.

La Sécurité Sociale est à reconstruire d'urgence ! Il y va de la justice sociale et de la santé publique !

La prédation financière des spéculateurs et la cupidité patronale doivent reculer devant l'intérêt général !


Par UL CGT Dieppe.

Publié dans SOCIAL

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