STOPPONS LA CASSE DE L’EMPLOI INDUSTRIEL DANS LE CHER.

Publié le par Section Pcf Vierzon

Malgré un changement de gouvernement et de majorité au Parlement suite aux dernières élections, les projets de fermetures et/ou de licenciements dans le département n’ont pas fait de pause électorale.

 

La CGT avait alerté l’opinion publique que 45.000 suppressions d’emplois étaient prévues, mais mises en attente pour ne pas pénaliser Sarkozy avant les présidentielles. Le Medef avait bien essayé de démentir ces licenciements massifs, mais le mal était fait.

 

A l’époque nous ne parlions que de grands groupes qui avaient dans leurs cartons des trains entiers de salariés à mettre dehors, sans pour autant avoir une vision plus précise et locale de ce qui se préparait dans la sous-traitance, dans notre territoire. Nous en savons un peu plus, les loups sont sortis du bois.

 

Pas une seule semaine sans une annonce de licenciement. Pas un bassin d’emploi du département n’est épargné, pas une seule profession n’est à l’abri.

 

Pour preuve, en faisant le tour du Cher, le  constat est édifiant : 19.600 personnes (toutes catégories confondues) sont à la recherche d’un emploi. C’est 1.300 demandeurs d’emplois supplémentaires depuis un an. C’est une augmentation de 3,8 % sur le Bassin de Bourges, de 1,3 %  sur St-Amand et 6 % sur Vierzon.

 

A cela s’ajoutent les radiations à Pôle Emploi, les Contrats de Sécurisation Professionnelle qui ne sont pas comptabilisés par l’administration, le statut d’auto-entrepreneur accompagnant la précarité et le travail dissimulé.

Des entreprises ont fait connaître leur volonté de licencier, voire de fermer des sites sur le département. Ce ne sont pas des petits patrons indépendants avec quelques salariés, mais bien des filiales, des groupes de sous-traitants représentés partout sur le territoire, ou encore des entreprises qui ont été saucissonnées pour créer des petites entités, et ainsi les salariés n’ont plus aucun regard sur les situations économiques.

 

C’est le cas de l’Imprimerie CLERC à St-Amand, avec 68 emplois menacés, PILLIVUYT à Mehun-sur-Yèvre où 25 salariés sont sacrifiés pour des soi-disant problèmes économiques de compétitivité, SOUDACIER à Vierzon étranglé par des patrons voyous ne voyant que le confort financier des actionnaires, LFM qui prévoit une fermeture en 2013 (34 personnes), en complète irrégularité puisque la Direction du Travail a refusé le PSE.

Le Groupe DOUX n’est pas en reste. Après avoir fermé l’abattoir du Chatelet, il tente de se débarrasser de son site de Blancafort où travaillent 190 personnes et en plus cela concerne de nombreux éleveurs locaux. Pour autant, les investissements sur les sites d’Amérique du Sud pour conquérir le marché américain et la fortune de Monsieur Doux se portent très bien.

Sans compter le chômage partiel qui affecte directement l’usine KOYO à Vierzon et ses 180 travailleurs.

 

Cette liste ne prend pas en compte les différentes situations dont nous n’avons pas connaissance, mais qui supposent d’autres difficultés dans le futur.

 

Nous ne pouvons pas accepter une telle situation car nous voyons bien que même avec une nouvelle configuration politique, le capitalisme et ses disciples ne changent pas le ligne d’attaque : il faut encore plus avec moins et surtout ailleurs.

 

Ces difficultés doivent être combattues à tous les niveaux, mais ce sont bien les salariés du privé comme du public et plus largement l’ensemble de la population qui doivent créer un mouvement social en s’attaquant au capitalisme.

IL FAUT STOPPER cette spirale infernale, Il FAUT SE MOBILISER ET MANIFESTER ENSEMBLE pour SAUVEGARDER LES EMPLOIS.

C’est pourquoi, l’Union Départementale CGT et l’Union Locale CGT de Vierzon invitent l’ensemble des salariés public et privé, des retraités, des privés d’emploi… 

le jeudi 28 juin 2012

A faire grève au moins une heure, A venir manifester  à 11 h 00 au Forum République à Vierzon.

INFO/Syndicats.

 

Publié dans SOCIAL

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article