Un troisième suicide d'un espagnol menacé d’expulsion, combien en faudra t il?

Publié le par Section Pcf Vierzon

Un homme sur le point d'être expulsé de son logement s'est suicidé ce vendredi à Cordoba, dans le sud de l’Espagne. C’est le troisième cas en moins de trois semaines.

"Ce matin, vers 11H00, une personne s'est jetée par la fenêtre de son domicile sur la voie publique", elle est décédée à l'arrivée de l'ambulance, a indiqué une porte-parole de la police. Il s'agit d'"un homme de 50 ans" qui "malheureusement" était sur le point d'être expulsé dans la journée, ont précisé les forces de l’ordre.

Ce drame survient alors que le gouvernement espagnol, sous forte pression sociale, a annoncé jeudi un gel de deux ans des expulsions pour les propriétaires surendettés les plus vulnérables, une mesure d'urgence prise face à la multiplication des situations difficiles liées à la crise économique. Interrogée par l'AFP, la sous-préfecture a toutefois précisé qu'il s'agissait vendredi d'"une expulsion pour des raisons familiales": "l'appartement était à la famille, qui avait déjà porté plainte en juin pour demander son expulsion". "Ce n'était pas une expulsion demandée par une banque", a-t-elle insisté même si, selon les médias espagnols, l'homme ne payait pas son loyer depuis plusieurs mois.

Deux propriétaires menacés d'expulsion se sont suicidés ces dernières semaines en Espagne. Le 25 octobre, un homme, José Luis Domingo, avait été retrouvé pendu au moment où il devait être expulsé de son logement. Et plus récemment, le 9 novembre, Amaia Egaña, ancienne élue socialiste de 53 ans, s'est jetée par la fenêtre de son appartement au Pays Basque (nord), peu avant l'arrivée des huissiers.

Aujourd'hui c'est en Espagne, mais également en Grece, au Portugal et demain.....? Ne nous croyons pas aussi éloigner que cela de la situation de détresse de nos voisins. Et ce n'est pas l'atitude de la ministre du logement qui peut nous donner de l'espoir. 

Nous découvrons  que la nouvelle version de l’article 8 de la loi Duflot présentée à l’Assemblée nationale mercredi 14 novembre, fait disparaitre l’amendement qui levait les obstacles à la mise en œuvre de la procédure de réquisition avec attributaire (L 642 et suite du Code de la Construction et de l’habitation, Loi du 31 juillet 1998).

Pire, elle accorde un délai de 24 mois au propriétaire pour faire des travaux et louer son bien, ce qui, ajouté aux délais de procédure, qui se montent minimum à trois mois, renvoie l’usage efficace de la loi de réquisition à 27 mois au minimum, soit avril 2015 !...  si la loi est promulguée début janvier, et si la réquisition est toujours d’actualité.
La version adoptée en 1998 avait laissé à l’appréciation du Préfet la fixation du délai. Renoncement sur renoncement ce n'ait pas comme cela que nous verrons le changement "maintenant".

BLOG/PCF.

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