FRONT de GAUCHE

Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 21:23

La candidate du FN semble redouter un débat avec le candidat du Front de gauche. A vouloir retarder le rendez-vous, Marine Le Pen a prouvé qu’elle savait Jean-Luc Mélenchon capable de la déstabiliser selon Alexis Corbière, secrétaire national du Front de gauche et auteur du livre « Le Parti de l’étrangère » à propos de Marine Le Pen.

A l’occasion de l’émission « Des paroles et des actes » jeudi soir, en deuxième partie de l’émission, vers 22h, Jean-Luc Mélenchon sera confronté à Marine Le Pen. C’est du moins la proposition de France 2, immédiatement acceptée par le candidat du Front de gauche.

La chose est plus confuse de la part de la candidate du Front national qui, depuis quelques jours, cherche tous les prétextes pour échapper à ce débat dont elle sait, une fois de plus, qu’il ne tournera pas à son avantage.

Elle a avancé trois types d’arguments. Premièrement, elle préférait quelqu’un de l’UMP ou du PS. On comprend pourquoi aisément. C’est effectivement plus confortable pour elle d’être face à un partisan d’une politique d’austérité et qui soutient l’Europe actuelle empilant les mesures libérales.

Elle a manifestement sur ce point obtenu satisfaction puisque Henri Guaino, le conseiller de Nicolas Sarkozy, débattra d’abord avec elle. Curieux d’ailleurs qu’elle ne voit pas de difficultés à être confrontée à un conseiller non élu, qui ne s’est jamais présenté à une élection, mais qu’elle s’offusque de débattre avec un député européen comme elle, élu du peuple depuis 26 ans. D’un point de vue démocratique, sa dérobade est troublante.

Des arguments absurdes:
Ensuite, elle a laissé entendre avec suffisance que Jean-Luc Mélenchon n’était pas à son niveau. Comme si ils ne boxaient pas dans la même catégorie. Bigre. Cette dame et son entourage semblent avoir pris une sacrée grosse tête. Mercredi soir, moi-même invité de l’émission « Le téléphone sonne » sur France Inter, face à l’un de ses portes paroles, je me suis vu rétorquer de sa part, pour justifier les hésitations de sa présidente : « Mais, Mélenchon, il n’existe pas ! » Quelle arrogance ! Aux dernières élections européennes de 2009, où tous les deux ont été élus, Le Front de Gauche a fait jeu égal avec le FN. Aujourd’hui, les sondages (si déterminant aux yeux du FN pour savoir qui existe ou pas) placent Jean-Luc Mélenchon a peu près au même niveau que le score obtenu par Jean-Marie Le Pen en 2007 (environ 9% des intentions de vote). Est-ce à dire qu’il y a 5 ans, le FN n’existait pas ? Absurde.

Elle prétexte enfin refuser ce débat car elle dit avoir été insulté par le Front de Gauche. Disons le franchement, oui, c’est exact. Il est tout de même piquant que le FN qui pendant des décennies a insulté des centaines de personnes, traitant certains de « pédophile » joue à présent les arbitres de bonnes convenances. Qu’importe. Oui, il nous est arrivé de qualifier Marine Le Pen et ses propositions de ce qu’elles sont : " semi-démentes" . Déjà, elle pourrait nous être un peu reconnaissante de placer le préfixe « semi » devant l’adjectif. Elle ne le ferait pas. Tant pis. Pour le reste, nous assumons totalement.

Oui, il est absurde de considérer, et de vouloir faire croire aux Français, que l’on va sortir de la grave crise économique de l’ultra-libéralisme dans laquelle nous sommes plongés, et qui trouve son origine aux Etats-Unis et son capitalisme spéculatif, en expulsant les étrangers de notre pays. Oui, il est bête de dire que l’on peut faire reculer les inégalités dans notre pays sans un autre partage des richesses. Oui, il est par exemple idiot, et politiquement criminel, de consacrer l’essentiel de son discours de Lille dimanche dernier, à la façon dont une minorité d’animaux sont abattus avant d’être mangé en Ile-de-France, plutôt que d’expliquer la réalité si importante du traité MES (Mécanisme Européen de Stabilité) qui devait être voté deux jours plus tard à l’Assemblée nationale.

L’extrême-droite, une force comme une autre:
Cette façon de laisser croire que la menace qui plane sur notre société vient de l’intérieur, d’un complot ourdi dans l’ombre par nos concitoyens musulmans est abjecte. Donc, si le Front de Gauche « cogne » le FN, c’est parce que nous considérons que le ronronnement bonhomme dans lequel Marine Le Pen menait tranquillement campagne il y a encore quelques mois devait cesser. Car, progressivement, l’extrême droite devenait une force comme une autre sans que plus personne ne semble rien à redire. Des gens peu exigeants, et intéressés de la voir prendre une place centrale pour justifier l’appel au « vote utile », lui accordaient même des brevets de « laïcité », de « républicaine », elle-même ne voulait plus qu’on la qualifie « d’extrême-droite » et ses interlocuteurs obéissaient, etc. Grâce à l’offensive que mène le Front de Gauche, ce spectacle de responsabilité est terminé, le maquillage souriant du FN craquelle sous les coups de boutoirs que nous lui portons. Notre action modifie donc la scène politique. C’était le but.

En réaction, le FN se durcit et samedi dernier Jean-Marie Le Pen citait un poème, écrit en prison, de Robert Brasillach, à la tribune de la Convention du FN, en direct sur BFM, sous les applaudissements enthousiastes de ses militants. En cela, Jean-Marie Le Pen dit tout haut, ce que les militants FN pensent tout bas. Brasillach ? Il faut rappeler qui il était aux plus jeunes. Brasillach était le rédacteur en chef de « Je suis partout », le journal antisémite et pro-nazi qui fut le plus influent durant la collaboration. C’est dans ce journal, où chaque semaine les caricatures antisémites se succédaient, qu’il écrira le 25 septembre 1942 : « Il se séparer des juifs en bloc et ne pas garder les petits. » Ignoble. Voilà le « poète » que Le Pen cite sous les vivas de ses supporters. Il est parfois des citations de poème d’apparence innocent qui valent davantage que toutes les injures du monde.

Quelle « surprise » ?
Alors, que se passera-t-il ce jeudi soir ? Difficile encore d’y voir clair. Successivement, Marine Le Pen a affirmé qu’elle refusait ce débat, puis elle a accepté, puis elle l’a refusé encore en affirmant que « en aucun cas, je ne débattrai avec M. Mélenchon », et enfin dernièrement elle a menacé qu’elle lui réservait une « surprise ».

Quittera-t-elle le plateau ? Lui tournera-t-elle le dos ? Restera-t-elle silencieuse ? J’en doute en vérité. Peut-être finalement, elle ne fera aucun coup d’éclat, et elle devra débattre avec le candidat du Front de Gauche. C’est, de mon point de vue, le plus probable et la stratégie de menace de Marine Le Pen aura fait choux blancs.

Lors ce cette confrontation, une nouvelle fois, Jean-Luc Mélenchon fera œuvre utile pour toute la gauche. Il est d’ailleurs regrettable que le Front de gauche soit le seul à mener cette besogne. Il dégonflera la baudruche Le Pen, la fausse amie du peuple qui refuse dans son programme d’augmenter les petits salaires, de limiter les hauts revenus, qui s’oppose à tout encadrement des loyers, qui ne veut aucun droit nouveau pour les travailleurs dans l’entreprise, etc.

A quelques heures de cette confrontation, on comprend que Marine Le Pen ait le trouillomètre qui explose.

BLOG/Front de Gauche.

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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 17:53

Le 28 février aura lieu le vote le plus important du Sénat depuis qu'il est passé à gauche. Le Mécanisme Européen de Stabilité arrive en effet à la haute assemblée après avoir été adopté à l'Assemblée Nationale. Si l'abstention de la plupart des députés socialistes est politiquement condamnable, le vote des sénateurs socialistes revête cette fois une importance cruciale. Qu'ils votent contre et le texte, retoqué, devra repartir à l'Assemblée. Or le refus du Sénat pourrait du coup dérégler le calendrier extrêmement serré auquel s'est astreint Nicolas Sarkozy pour espérer signer le nouveau traité européen début mars avec sa comparse Mme Merkel. Le mauvais coup du candidat Sarkozy pourrait ainsi être bloqué. A l'inverse, en s'abstenant, les sénateurs socialistes permettraient à l'UMP, pourtant minoritaire, de faire passer un texte conçu par la droite française et européenne. Le vote des sénateurs et sénatrices socialistes revêt donc la même importance que lors du vote en congrès du Traité de Lisbonne. Comme alors l'abstention vaudrait accord avec la droite et le libéralisme. C'est pourquoi partout en France les élus et militants Front de Gauche vont interpeler par courrier les sénateurs socialistes.

Il est une deuxième méthode pour bloquer ce texte : que 60 députés ou sénateurs le défèrent devant le conseil constitutionnel. Si, comme on peut l'espérer les sénateurs EE-LV et MRC acceptent de saisir le Conseil avec leurs collègues du Front de Gauche, il suffira de 25 socialistes pour le rendre possible. Les sénateurs socialistes ont donc amplement l'occasion de montrer qu'ils ne veulent pas seulement battre Nicolas Sarkozy mais aussi sa politique.

Eric Coquerel,
secrétaire national du PG et conseiller spécial de Jean-Luc Mélenchon

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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 17:33

Le 21 février, l’Assemblée nationale a approuvé la mise en place du Mécanisme européen de stabilité (MES). Extrêmement risqué du point de vue financier, antidémocratique et destructeur sur le plan social, le MES a été voté par l’UMP.

Dans leur grande majorité, les députés du Parti socialiste ont préféré s’abstenir, plutôt que de voter contre. Une façon de faire passer le texte en espérant ne pas s’attirer les foudres des électeurs de gauche. C’est scandaleux !

Un FMI à la sauce européenne:

Le MES est une société financière, basée au Luxembourg. Son capital est colossal : 700 milliards d’euros. Les actionnaires sont les 17 États de la zone euro, les deux principaux étant l’Allemagne et la France qui devra verser 142 milliards. Ce versement doit se faire de manière « irrévocable et inconditionnelle ».

Une structure toute puissante et opaque:

Les décisions sont prises par le « conseil des gouverneurs » qui choisit s’il faut répondre à la demande d’un État. Cela se fait dans la plus grand opacité. Les décideurs, soumis au secret professionnel, sont intouchables, inattaquables.

L’Allemagne et la France seules disposent d’un droit de veto. Les autres pays ne peuvent opposer aucun recours à l’encontre des décisions du MES. Ils ne sont pas considérés comme des partenaires mais comme des valets soumis.

Pour la démocratie, on repassera:

Les conditions de l’octroi d’une « aide » par le MES ne manquent pas de sel. Elles sont « strictes » et conditionnées l’application sans condition de la « règle d’or ».

Le remède sera fixé par la « troïka » : Commission européenne, Banque centrale Européenne et FMI, trois entités non élues et sur lesquelles aucun contrôle n’est possible.

Les gouvernements, les parlements ne seront même pas consultés. « Il ne peut y avoir d’amendement et il n’y en aura pas », a déclaré Angela Merkel.

Sauce grecque pour tout le monde !

Le MES consiste, au nom d’une prétendue solidarité, à entériner les plans d’austérité dans une opacité sans limite. Ce qui a été mis en place en Grèce donne une idée de la sauce à laquelle les pays demandant l’aide du MES seront mangés : privatisations massives, réductions des salaires, des retraites, remise en cause du salaire minimum, attaques contre le droit du travail, la protection sociale, hausse de la TVA...

Les plans d’austérité définis par la troïka ne pourront en aucun cas être contestés ou amendés, ni par les gouvernements, ni par les parlements.

Rigueur pour les uns, impunité pour les autres:

Les créateurs du MES savent se protéger. Ils « ne peuvent faire l’objet de poursuites à raison des actes accomplis dans l’exercice officiel de leurs fonctions ».

Chapeau !

En 2005, les Français rejetaient à plus de 55 % le projet de Traité constitutionnel européen. Nicolas Sarkozy a trahi leur vote en faisant adopter le Traité de Lisbonne sans référendum, avec les voix du Parti socialiste et le soutien de François Hollande. Aujourd’hui, ils veulent récidiver.

Seul le Front de gauche s’y oppose et a voté contre le MES à l’Assemblée nationale et propose un référendum. Seul le Front de gauche dit non aux politiques d’austérité qui mènent droit dans le mur, en France comme en Grèce.

BLOG/Front de Gauche.

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Jeudi 23 février 2012 4 23 /02 /Fév /2012 10:58

« Malgré nos mises en garde sur les conséquences de l’application du Mécanisme européen de stabilité (MES), un seul député du CHER a voté contre l’austérité à vie. C’est le député issu des rangs du Front de gauche. Les autres ? Que ce soit par soumission naturelle aux marchés financiers ou par renoncement à les affronter, ont une nouvelle fois vendu la souveraineté populaire au dogme du libéralisme sauvage. Au Front de gauche, nous disons : qu’ils s’en aillent tous !

Comment des parlementaires de gauche qui prétendent incarner d’autres choix politiques que ceux qui conduisent les peuples à l’agonie ont-ils pu se réfugier dans l’abstention lâche ?

Comment peut-on clamer vouloir une réorientation de la construction européenne et capituler devant le modèle « austéritaire » ?

Comment oser se proclamer en candidat du peuple et commettre un tel déni de démocratie en refusant la consultation populaire sur des sujets aussi cruciaux que les futurs traités européens ?

Il n’y a décidément que le Front de gauche, son candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon et ses candidats aux législatives qui font entendre la voix de la raison, c’est-à-dire la rupture avec cette funeste spirale qui condamnent les peuples aux sacrifices perpétuels au nom de l’intérêt supérieur des marchés.

Nous, candidats du Front de gauche aux élections législatives dans le CHER, appelons nos concitoyen-ne-s à :

1/ rejoindre la mobilisation européenne contre l’austérité du mercredi 29 février à 18h sur l’esplanade de l’Europe à Bourges (face à la Maison de la Culture)

2/ reprendre le pouvoir en votant massivement pour les seuls candidats qui défendent les intérêts du peuple, Jean-Luc Mélenchon le 22 avril et les candidats du Front de gauche aux élections législatives le 10 juin

3/ participer aux assemblées citoyennes qui se tiennent un peu partout dans le département pour construire ensemble les propositions qui ouvriront une alternative dans notre pays »

Les candidats du Front de gauche aux législatives dans le CHER.

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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 15:37

Meeting du Front de Gauche au Cosec Pepito Ferretti Montesoro de Bastia, ce Mercredi 22 février 2012 à 18 h avec Jean-Luc MELENCHON candidat à l’élection présidentielle , Pierre LAURENT Secrétaire National du PCF et Dominique BUCCHINI Président de l’Assemblée de Corse.

 
 

Le début de la diffusion est prévu vers 18h30, sauf incident technique.

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