La chronique de Charles Edouard de la PLEINE FOUILLE"SO ! SO ! SO ! SOLIDARITE !!

Mes chers amis, nous, piliers de notre économie libérale, défenseurs des valeurs du libre marché et du profit, connaissons aussi celle de  la solidarité. Les prolétaires et autres communistes  n’ont pas le monopole du cœur et de la solidarité. C’est pourquoi  je suis totalement solidaire de mes collègues dirigeants de MOLEX de VILLEMUR sur TARN.

Alors qu’ils font tout pour préserver les profits des actionnaires, une bande de rouges avinés,

couteau entre les dents, bavant de haine ont agressé un handicapé. En effet un des cadres dirigeants  marchant  avec une canne à  été violement  pris à partie, frappés à  coups de barre de fer, de manche de pioche et à coup de pied dans les parties.  Je lui conseille vivement de porter plainte pour bris de canne et destruction de testicules. La CGT et l’HUMANITE prétendent qu’il ne s’agit que de lancés d’œufs (…Et ça vous fait rire ? ) Ne les croyez pas , ils mentent. Je vous le dis en connaissance de cause,  recevoir un œuf est une expérience traumatisante.

Mon ami MARTIN ( prononcez  Mââtine  puisqu’il est américain ) a reçu sur son  costume une douzaine d’œufs, et tenez vous bien , pourris, et avec mauvais goût car cette  bande d’enragés sentant l’ail et le vin rouge riaient de leur méfait avec des « yèssss » ou des « BUUT ! ».
Je suis aussi solidaire avec leur indignation quand  à l’inertie des forces de l’ordre. Je sais de sources sûres que les policiers ont fait «  PFFFF… » à l’ordre d’aller  protéger Martin et ses cadres. Résultats, ils sont arrivés trop tard. Je sais aussi que des policiers  ont trouvé amusant de voir le directeur maculé de jaune d’œufs dégoulinant.  Si j’en crois un  reportage quotidien  sur FR3 les policiers  sont plus  occupés pour chercher des  femmes sur  internet au lieu de traquer  les gauchistes qui  persécutent mes directeurs d’usines.

Heureusement, Christian (ESTROSI) est là pour ramener la sérénité. Il a raison de fustiger la violence pour appeler à la sagesse de se laisser vir… pour que chacun s’adapte.  Il rappelle avec  raison  que les violences ne sont le fait que d’une minorité. C’est pourquoi le sondage de  75 % des français comprennent les actions de ce type et les 64 % soutiennent  les séquestrations de patrons, est forcément un sondage sorti de la place du Colonel FABIEN.
Donc de l’intox et inventeur de slogan utopique.

Enfin quoi, sommes-nous violents nous ? A peine  une  gentille lettre de licenciement.  Nous, nous avons de la retenue. Voyez la force mentale de nos cadres qui gardent leur sang froid sous les vociférations de bêtes sauvages. Vous pouvez les traiter de salops, de fils de p… d’ordures, de larbins, ils restent de marbre sous les insultes, les crachats et les œufs pourris. De temps en temps nous leur payons un séjour de remise en forme par un  stage commando. En privé, ils adorent être flagellés et insultés. J’imagine le bonheur de leur épouse et leur maitresse.

Nous recrutons nos cadres parmi ceux qui ignorent l’honneur et qui substituent l’amour sale à l’amour propre. Ils ne connaissent que le pouvoir, le fric et le sale boulot. Ils sont nos valets tout dévoués. Le profil  américain est très prisé, chez nous grands patrons. Jugez de leurs compétences : Ils sont capables de virer  père et mère dans l’entreprise qu’ils dirigent.  Si vous avez ce profil je vous embauche immédiatement. Vous croulerez sous les offres d’embauche vu le  nombre de salariés que nous voulons mettre sur le carreau.

 Je dois aussi remercier les médias officiels et la Pravda française ( Le Figaro) pour la restitution qu’ils font de l’information : « Des individus violents ont agressés leur patrons ».

C’est bien ainsi qu’il faut restituer l’information.

Voila mes amis ce qu’il faut penser de cette triste affaire. Nous n’avons qu’une crainte : que tous les ouvriers, jeunes et chômeurs  se mettent à crier : SOS,
SOLIDARITE !!!










et achètent tous les œufs des grandes surfaces. Dans ce cas mon ami Michel Edouard nous préviendra Cela  me donne une idée: prendre des parts dans son groupe. Au moins ceux qui m’auront lancé des œufs ou des tomates, auront payé et je toucherai des dividendes.

Ma prochaine chronique portera sur les retombées juteuses de la crise des subprimes.

                                                Votre Charles Edouard