Le 12 mai 2009 18h30 à VIERZON, LE FRONT de GAUCHE.(rappel n2)

Publié le par Section Pcf Vierzon

Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF.

Marie George Buffet est née en 1949 à Sceaux au sein d’une famille de sept enfants.
Elève d’Albert Soboul à l’université Paris-Sorbonne, elle sera durant ses études d’Histoire Présidente de l’association des étudiants résidents en cité universitaire( FRUF).
Elle adhère au Parti communiste français en 1969 où son engagement la conduira à devenir une des premières responsables de la fédération des Hauts de Seine
                                         







Pascale Le Neouannic Secrétaire Nationale du PG.

C'est tout le sens de son engagement au secrétariat national du PG, mais aussi sur les listes du Front de Gauche pour changer d'Europe : pour elle, il ne faut pas se tromper, s'opposer aux politiques libérales européennes c'est aussi lutter contre la politique française qui est calquée dessus. 

 



Christian PICQUET, Porte Parole de la gauche Unitaire issu du NPA.
LCR de 19
84, jusqu'à son intégration dans le NPA ; il a longtemps été en charge des relations avec le reste de la gauche (et, à ce titre, l'un des initiateurs de l'Appel des 200 en faveur d'un « non » de gauche au référendum sur le traité constitutionnel européen en 2005), de la lutte contre le racisme et l'extrême droite, du combat pour  les droits et libertés, de l'action contre la guerre.


Jean Claude SANDRIER, Député du CHER.
et candidat du FRONT de GAUCHE, pour la Circonscription Centre, Limousin, Massif Central.




Marie-France Beaufils,Tète de liste du FRONT de GAUCHE, pour la Circonscription Centre, Limousin, Massif Central.

« Il faut moderniser la TP, (Taxe Professionnelle) et non la supprimer »

Entretien avec Marie-France Beaufils, sénatrice et maire (PCF) de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire), et membre du comité des finances locales.

Vous avez lancé une campagne qui alerte sur la baisse de 5,5 % des dotations de l’État à Saint-Pierre-des-Corps pour 2009. De quoi s’agit-il ?

Marie-France Beaufils. Au lieu des 2 % annoncés, les dotations pour 2009 n’ont augmenté que de 0,8 %, compte tenu du changement du calcul de l’enveloppe des collectivités au niveau national. Cela représente un manque à gagner de 660 millions d’euros. Les compensations des exonérations d’impôts décidées nationalement sont réduites sur la taxe professionnelle (TP), le foncier bâti… L’impact des mesures gouvernementales est plus fort sur les communes fragiles. À Saint-Pierre-des-Corps, qui compte 42 % de logements sociaux, la perte est de 250 000 euros cette année. Mais elle montera à 1,1 million en 2010 et 2011, si le gouvernement maintient ses projets, comme celui de sortir la moitié des communes attributaires de la dotation de solidarité urbaine (DSU) en retirant le critère du nombre des logements sociaux.

Que représente 1,1 million d’euros pour la ville ?

Marie-France Beaufils. Cela équivaut à la totalité du budget alloué au fonctionnement des écoles sur un an, ou encore celui de la petite enfance, ou bien le budget de trois semaines de fonctionnement des services municipaux. C’est donc bien nos services publics qui seraient frappés, alors qu’ils sont un outil indispensable de réduction des inégalités pour une population dont le revenu moyen est le plus bas de l’agglomération tourangelle.

Comment faites-vous face à ce désengagement ?

Marie-France Beaufils. La seule solution pour 2009, c’est d’augmenter les impôts. Comme les bases d’imposition sont modestes, dans d’autres villes 2 % suffiraient, mais chez nous cela représente 5 % de hausse. On ne peut pas continuer à avoir pour seul choix d’augmenter les impôts ou de réduire les services rendus à la population. C’est pourquoi la mobilisation doit se poursuivre.

Comment réagit la population à votre campagne ?

Marie-France Beaufils. Elle suscite de très bons échos dans les réunions publiques qui ont précédé le vote du budget. En quelques jours, la pétition a recueilli plusieurs centaines de signatures renvoyées à la mairie. Mais cet écho nous parvient aussi des gens de l’extérieur qui ont vu les affiches à l’entrée de la ville, des élus trouvent cette campagne d’alerte intéressante.

Le chef de l’État a annoncé la suppression de la TP en 2010. Qu’est-ce que cela représente pour Saint-Pierre-des-Corps ?

Marie-France Beaufils. La fin de la TP, c’est la cerise sur le gâteau ! Celle-ci représente 38 % de notre budget, soit 9,3 millions d’euros sur 25 millions, et la moitié des recettes de la communauté d’agglomération. C’est sans commune mesure avec les réductions de la loi de finances pour 2009 ! Il est aberrant de vouloir supprimer cet impôt, alors que les entreprises sont concernées par les décisions communales. Qui va s’occuper des voiries ? Avec quelles ressources va-t-on répondre aux besoins des entreprises et de leurs salariés ? Une part importante de leur activité en dépend. On estime ainsi à 850 000 le nombre d’emplois induits par l’investissement des collectivités. Cela aura donc des conséquences sur l’activité économique.

S’agit-il d’une mesure d’efficacité économique, comme le dit Nicolas Sarkozy, pour éviter les délocalisations ?

Marie-France Beaufils. La TP n’a jamais pesé à un point tel que les entreprises décident de délocaliser. On nous dit que la TP n’existe pas dans les autres pays européens mais, en Allemagne, les entreprises s’acquittent aussi d’un impôt qui permet de financer la vie locale ! Mais il faut réformer son mode de calcul. La grande distribution et les banques réalisent une grande partie de leur chiffre d’affaires par des placements financiers, mais ils n’ont jamais été intégrés dans la base de la TP. Leur taxation, qui rapporterait 25 milliards à un taux de 0,5 %, selon les chiffres 2007, alimenterait un fonds de péréquation entre collectivités. Cela ne pénaliserait ni l’investissement ni l’emploi mais les placements nocifs au cœur de la crise financière.

Le chef de l’État parle de 8 milliards d’euros à compenser…

Marie-France Beaufils. La TP ne rapporte pas 8 mais 29 milliards ! Quant à la proposition de la remplacer par une taxe carbone, il s’agirait d’une taxe incitative pour modifier le comportement des entreprises, qui aurait donc vocation à s’amenuiser chaque année. Au contraire, la TP a toujours été une recette dynamique. À Saint-Pierre-des-Corps, elle progresse de 3 % à 4 % par an. Il faut donc moderniser la TP plutôt que la supprimer.

Entretien réalisé par Sébastien Crépel

                                                                                                                                                                               Sous la Présidence de Nicolas SANSU, Maire de VIERZON .

Avec des actrices et des acteurs des mouvements sociaux et citoyens.



Mardi 12  mai à 18H30 à VIERZON Salle Madeleine SOLOGNE.
 

 

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Publié dans FRONT de GAUCHE

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