Les chauffeurs routiers entament le bras de fer dans l’unité.

Publié le par Section Pcf Vierzon

A l’appel des fédérations CGT, CFDT et CGC des transports, une action revendicative de grande ampleur a démarré la nuit dernière du 6 au 7 octobre. Cette action est un "coup de semonce" adressé aux employeurs pour les obliger à se remettre à la table des négociations sur les salaires et les frais de déplacement. Les trois fédérations ont présenté une plate-forme revendicative commune en septembre pour annoncer cette action. Elle revendiquent notamment des "primes d’ancienneté identiques pour tous" et un salaire de "1.500 euros pour 152 heures mensuelles treize mois par an".
Prétextant le contexte de crise économique, après avoir utilisé celui du prix du gasole, le patronat de la branche n’a pas proposé d’accord salarial pour 2009.
Quelques 3000 chauffeurs se donc sont mobilisés afin de bloquer le retour des camions sur une cinquantaine de plate-formes logistiques près de Dijon, Tours, Lyon sud, Avignon, Paris sud, Paris nord-est. A Limeil-Brevannes (Val-de-Marne) des routiers empêchaient entrées et sorties d’un site de DHL, à Gonesse (Val-d’Oise), celles de DHL, Geodis et TNT, à Parcay-Meslay (Indre-et-Loire) celles de Geodis et TFE, et la plate-forme de Longvic (Côte-d’Or) était également paralysée. Cette action qui n’a pas affecté le trafic routier s’est déroulée à pied, afin que les chauffeurs et les militants ne soient pas sanctionnés par des retraits de points sur leurs permis de conduire.

Cette action s’inscrit dans un processus plus large de mobilisation. En effet, la fédération nationale des syndicats de transports CGT a appellé "l’ensemble des syndicats à multiplier les assemblées de salariés pour débattre avec eux à la fois du cahier revendicatif ainsi que des modalités d’actions à mettre en oeuvre".

Les syndicats demandent l’ouverture de négociations :
Dans leur plate-forme commune de revendications annoncée il y a un mois, le 8 septembre, les trois fédérations syndicales revendiquent notamment : - un relèvement des taux horaires de la Convention Collective afin de ne plus être « smicardisés », 1500€ pour 152h ;
 un toilettage de la CCNTR (convention collective), prenant en compte, au niveau des classifications :
· une valorisation de toutes les formations suivies par les salariés, obligatoires ou non, qualifiantes ou non,
· une reconnaissance de l’expérience acquise par les salariés dans la profession par la valorisation de 1% par année d’ancienneté ainsi que l’abandon de la différence de traitement entre les Ouvriers et les Employés agents de maitrises et cadres.
 une simplification du protocole des frais de déplacement en harmonisant progressivement les deux protocoles (Marchandises et Transport de personnes) pour n’en faire qu’un. De plus, nous demandons l’abandon des plages horaires qui multiplient les effets de seuil, jugés trop souvent comme discriminants. Un protocole reposant sur une indemnité établie sur un nombre d’heures travaillées pourrait être étudié.
 la mise en place progressive d’un 13ème mois conventionnel pour tous doit répondre à une nécessité d’équité par rapport aux salariés des entreprises de petite taille.

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Publié dans ECONOMIE

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