Alain Joyandett et Blanc démissionnent du gouvernement...

Publié le par Section Pcf Vierzon

Le secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie Alain Joyandet a annoncé sa démission du gouvernement, dimanche, sur son blog. Il avait été épinglé récemment pour avoir bénéficié d'un permis de construire illégal, et, précédemment, pour avoir loué un jet privé 116.500 euros afin de participer à une conférence en Martinique.
Le remaniement prévu par Nicolas Sarkozy en octobre aura finalement lieu plus tôt que prévu. Alain Joyandet et Christian Blanc, respectivement secrétaires d'Etat à la coopération et au Grand Paris, ont tous les deux présenté leur démission dimanche 4 juillet du gouvernement ; démissions qui ont été acceptées a précisé l'Elysée dans un communiqué.

Quasi-unanime, la presse juge lundi que les démissions Blanc-Joyandet visent à protéger Woerth.

"En faisant le ménage chez les ministres les moins défendables, l'exécutif espère éviter les amalgames avec Eric Woerth. Cela tiendra-t-il jusqu'en octobre ?", s'interroge lundi matin, à l'image de toute la presse, la République des Pyrénées.

Après la démission de deux secrétaires d'Etat dimanche soir - Alain Joyandet et de Christian Blanc - les journaux français sont en effet quasi unanimes pour affirmer que ces deux départs visent uniquement à occulter la situation du ministre du Travail
Eric Woerth, empêtré dans l'affaire Bettencourt.

"L'Elysée coupe des têtes", titreSud-Ouest et cette "démission forcée des deux ministres accrédite surtout l'idée que le pouvoir cherche un exutoire pour essayer de protéger Éric Woerth. Or, sacrifier deux personnes pour essayer d'en sauver une troisième, plus gravement menacée, témoigne d'une grande panique au sommet", peut-on lire par exemple dans Le Télégramme.

Même son de cloche dans la Charente Libre qui estime que "les démissions de deux sous-ministres dans le collimateur témoignent d'une grande fébrilité de l'Élysée. Et s'il fallait parier sur les chances de succès d'une opération diversion Joyandet-Blanc, la cote serait très élevée".

"En vérité, un vent de panique a gagné l'exécutif. (...) Sauf que Nicolas Sarkozy, débordé, n'en finit plus de courir derrière les événements", considère la République du Centre. "Éric Woerth est certes préservé mais les fusibles ont cramé", enchérit La nouvelle République.

Désabusée La Dépêche du Midi estime que "ce n'est pas encore une hécatombe, mais ça sonne déjà comme le début de la fin". Dans l'opinion ces deux ministres étaient en effet "devenus le symbole de ce que les Français n'acceptent plus : la légèreté dans l'exercice d'une fonction gouvernementale, une forme d'insolence dans la façon d'être", écrit Le Figaro.

Reste qu'il "faut craindre que deux démissions surprises ne suffisent pas à instaurer une éthique ministérielle moderne. Il faudra plus, en tout cas, que des bonnes paroles sur l'Etat irréprochable", conclut Libération.

(Source Europe1)

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Publié dans POLITIQUE

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