Assurance-maladie : les assurés encore mis à contribution!
Malgré la brutale réforme des retraites, un plan d'économies de 2,4 milliards d'euros pour l'assurance-maladie et 8 milliards de nouvelles recettes, le « déficit » de la Sécurité sociale (du moins ce qui est présenté comme tel…) va rester, l'an prochain, à un niveau très proche de son record de 2010, à 21,4 milliards d'euros. Ce sont encore plusieurs centaines de millions qui vont être à la charge des assurés ou de leurs mutuelles. Même les bénéficiaires des allocations familiales sont concernés.
Les médicaments dont le service médical rendu est considéré comme « modéré » verront leur taux de remboursement par la Sécurité sociale vont passer de 35 % à 30 %. L'antispasmodique Spasfon et le pansement gastrique Smecta figurent parmi eux. Certains dispositifs médicaux (pansements, etc.) seront également moins bien remboursés - la prise en charge passera de 65 % à 60 %.
Ensuite, la prise en charge des frais d'hospitalisation sera réduite. Aujourd'hui, le patient s'acquitte d'un ticket modérateur de 20 % sur les actes jusqu'à 91 euros. Ce plafond sera relevé de 91 à 120 euros.
Le gouvernement revoit également le dispositif des affections de longue durée (ALD). Les frais de transport ne seront plus systématiquement remboursés à 100 %. Pour les diabétiques, le remboursement des bandelettes d'autotest de glycémie sera limité à une par jour et par patient. Enfin, les patients atteints d'hypertension bénigne ne seront plus pris en charge à 100 %.
Autre mauvaise surprise : alors qu'aujourd'hui un allocataire d'une aide au logement peut bénéficier d'une rétroactivité de trois mois précédant sa demande (s'il remplissait antérieurement les conditions), cet avantage va être supprimé. Autre économie que les associations jugeront mesquine : la prestation d'accueil du jeune enfant ne sera plus versée à compter du jour de la naissance mais à compter du mois suivant…
Blog/JMR