Aubry-Hollande, cherchez la différence ...

Publié le par Section Pcf Vierzon

Si l'on voulait être lapidaire, on répondrait: un chiffre. François HOLLANDE promet de recruter 60 000 personnes en cinq ans dans l'Education nationale, à raison de 12 000 par an. Et pas Martine Aubry. Ce sera, pour l'essentiel "des enseignants mais aussi des psychologues, des infirmières, des surveillants, bref tout ce qui fait fonctionner nos établissements", a redit Hollande lors du dernier débat télé mercredi soir.

Martine HAUBRY est évidemment d'accord pour arrêter les suppressions de postes - c'est écrit dans le programme du PS adopté à l'issue de la Convention pour l'égalité réelle. Mais elle refuse de donner des chiffres. Pour elle, c'est mettre la charrue avant les boeufs: il faut d'abord définir un grand projet pour l'école, puis en fonction des réformes, voir précisément où sont les besoins en enseignants, et combien.

Sur les Retraites : le dérapage de Terrasse, conseiller de Hollande
Et si « le système » n'était pas forcément où l'on pense ? Un exemple. Dans la nuit de jeudi à vendredi, Libération mettait en ligne un document fort intéressant. Dans cet enregistrement clandestin, on entendait le président du conseil général de l'Ardèche, Pascal Terrasse, par ailleurs conseiller de Hollande pour les retraites, expliquer on ne peut plus clairement, mercredi matin, que l'âge légal de la retraite devra rester à 62 ans, voire passer à 65 ans.

Terrasse n'a « pas parlé en qualité de conseiller de François Hollande »

Il est ainsi en parfaite contradiction avec la dernière position publique de Hollande, « le candidat de la confiance », qui s'est rallié à un retour à l'âge légal à 60 ans. Ecoutons-le (Terrasse, je le rappelle, ne sait pas qu'il est enregistré) :

« Je vais vous dire ce que je pense. Compte tenu de la situation de la Cnav, et de ses déficits, je ne pense pas honnêtement qu'on reviendra sur la borne d'âge. La vérité c'est qu'il faut qu'on aille à 65 ans sur la borne d'âge, pour arriver à trouver un équilibre financier compte tenu des enjeux démographiques lourds. »

Interrogé par Libé, Terrasse s'est justifié en affirmant « être tombé dans un piège. Je ne savais pas que des journalistes étaient présents. C'étaient des propos privés. Je n'ai pas parlé en qualité de conseiller de François Hollande, et ce qui a été dit ne correspond pas à ses positions ».

« Ce que les gens ont compris, ce que dit le PS, et ce qu'on fera »

Cet enregistrement est un fait politique majeur. A quelques heures du vote, il expose Hollande au soupçon de double langage, sur un enjeu politico-économique hautement symbolique :

  • soit Hollande conserve sa confiance à Terrasse, et cela revient à avouer qu'il maintiendra la « borne légale » à 62 ans, voire la portera à 65 ans ;
  • soit Hollande souhaite vraiment revenir à la « borne d'âge » à 60 ans, et il doit clairement désavouer Terrasse, voire se séparer de lui.

Plus largement, le candidat qui dit ce qu'il fera, peut-il garder auprès de lui un responsable qui reconnaît : « Il y a à la fois ce que les gens ont compris, ce que dit le PS, et ce qu'on fera. C'est trois choses différentes » ?

Pourquoi Cohen (habituellement plus pertinent) ne l'a-t-il pas interrogé sur le sujet ? Pourquoi Aubry (qui avait interpellé Hollande sur cette gaffe de Terrasse mercredi soir, alors que l'enregistrement n'avait pas encore fuité) ne l'a-t-elle pas évoqué elle-même ?

S'il existe un « système », hautement nocif, c'est celui qui escamote des radios du matin cette question-là, au profit de l'éternelle course aux miettes de petites phrases, et aux feux de brindilles.

Bon vote, moi je vote Jean Luc MELENCHON.

AUBRY-HOLLANDE Chercher la diférence, la suite....

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Publié dans ACTUALITEE

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M
<br /> <br /> Je ne partage pas ce point de vue.<br /> je pense qu'on a rien à gagner d'une victoire de Hollande, qui précipiterait un peu plus davantage la droitisation du parti socialiste.<br /> A trop renvoyer les deux dos à dos, on finit comme vient de le faire Montebourg d'appeler pour le candidat du statut quo mais rassembleur (sic).<br /> Faire de la politique ce n'est pas gommer les traits, même si la ligne défendue par le PS n'est pas la notre.<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Montebourg fait un choix intelligent, son objectif final étant de devenir l'Homme Fort du PS en 2017. DSK est tombé, Royal est terminée, Valls avec son score lamentable est out. Une victoire<br /> importante de Hollande sur Aubry affaiblira celle-ci considérablement (elle sera hors concours pour 2017). Reste Hollande. S'il gagne les élections présidentielles, Montebourg lui dira: J'étais<br /> avec toi (à titre personnel) donc tu me donneras un poste important dans le gouvernement. Si Hollande perd, ça sera sa fin en tant que candidat potentiel pour 2017 (comme Royal cette année). En<br /> même temps, avec Hollande gagnant la primaire, le FdG qui porte les idées de Montebourg va probablement faire un très bon résultat pour la présidentielle, ainsi renforçant la position de<br /> Montebourg au sein du PS. Voilà son calcul selon moi, très intelligent.<br /> <br /> <br /> <br />
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P
<br /> <br /> La désignation de Hollande comme candidat aurait une conséquence pire que la "droitisation" du PS : la réélection de Sarkozy.<br /> Car Hollande n'a aucune chance de gagner contre Sarkozy : c'est même pour ça qu'on nous affirme le contraire. Que va-t-il répondre à chacune des attaques de son adversaire ? Qu'il va faire "la<br /> même chose, mais en différent" ? Aubry au moins, hésitera moins à s'opposer, même si ce ne sera qu'en paroles. Elle ne se sent pas investie de cette ridicule obligation d'adopter une posture<br /> d'homme d'Etat, que Hollande essaye de singer et qui lui a déjà valu d'être comparé à Balladur... et qui lui vaudra, à coup sûr, de se faire démonter par son adversaire dès le premier débat<br /> public.<br /> S'il est désigné candidat, soyons en sûrs, les média et instituts de sondages vont nous le présenter plus que jamais comme celui qui a le plus de chances de gagner et qui a "l'envergure" d'un<br /> chef d'Etat. Et le corbeau, n'y tenant plus, va laisser échapper le fromage.<br /> On nous refait le même coup qu'en 2007 avec Royal. C'est visible comme le nez au milieux de la figure.<br /> <br /> <br /> <br />
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N
<br /> <br /> Mais arrêtez de paraïtre "sidérés" par la choix de Montebourg !<br /> Sa position est logique et parfaitement cohérente:<br /> 1. Il ne donne aucune consigne de vote à ses électeurs.<br /> 2. Il ne fait (comme JL M) aucune différence de fond entre Hollande et Aubry.<br /> 3. Dans ces conditions il votera - dans l'intérêt de son parti - pour le candidat le mieux placé pour l'emporter largement.<br /> Bref, en soldat discipliné, il fait le strict minimum. Rien à redire.<br /> <br /> <br /> Vous attendiez quoi ? Qu'il claque la porte du PS et fonde son propre parti ?<br /> <br /> <br /> <br />
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