Augmentation des prix du carburant en janvier 2010, une honte française !
Le président du pouvoir d’achat n’est plus. La mise en place des évolutions pseudoécologiques sur le prix des carburants est une honte ! Et comme d’habitude, ce sont les utilisateurs, véritables moutons de Panurge qui vont suivre, payer et ne rien
dire ! Si j’étais déjà contre, cet été, de l’idée d’un socialiste de taxer les énergies fossiles au titre qu’elles le sont déjà à plus d’un euro le litre de SP95 et 80 centimes celui du gazole, j’apprends que cette augmentation cache un autre problème majeur. Ce n’est pas une augmentation de 4,11 centimes, mais une augmentation de plus de six centimes ! Et le pouvoir d’achat, où est-il ?
La Contribution Climat-Energie
La contribution climat énergie n’est autre que la taxe carbone. Idée très intelligente de Michel Rocard. Reprise par Nicolas Sarkozy pour faire « bien » avec les écologistes et son électorat, sans se soucier des répercussions sur le pouvoir d’achat des Français d’une part et sur la vie des entreprises d’autre part.
Car il faut le savoir, la taxe intérieure sur les produits pétroliers, la TIPP, coûte à l’usager un euro le litre de SP95 soit seulement 19 centimes le prix de revient du SP, et 80 centimes le litre de gazole, soit 20 centimes de son prix de revient. La taxe carbone engendre ainsi une première augmentation du prix du carburant : 4,92 centimes d’euro pour le SP95 (soit + 3,8 %) et une augmentation de 5,41 centimes d’euro pour le gazole et le fioul (+ 5,1 % pour le diesel et +9% pour le fioul). Cette augmentation sera croissante d’année en année, sans tenir compte de l’augmentation possible du prix du baril brut.
Seconde augmentation, la possibilité pour les régions d’instaurée une majoration de la TIPP de 0,73 centime d’euro HT maximum pour l’essence, et de 1,35 centime d’euro (toujours HT) par litre de diesel. Le but ? Permettre aux régions d’investir dans le financement d’infrastructures plus respectueuses de l’environnement.
Jamais deux sans trois, puisque l’objectif gouvernemental d’incorporer environ 7 % de biocarburants dans les carburants traditionnels en 2010 ne sera pas tenu. Ainsi, une hausse supplémentaire de 0,5 centime d’euro par litre (et HT !!) sera possible, selon l’UFIP : L’Union française des industries pétrolières.
Au final, voyons un peu le calcul :
- Tarif du SP95 : 1,19 €/L (au 10/10).
À partir du 1er janvier : 1,19 + 0,0492 + 0,0073 + 0,005 = 1,251 €/L soit 6,15 centimes de plus ! - Tarif du Diesel : 1,00 €/L (au 10/10).
À partir du 1er janvier : 1,00 + 0,0541 + 0,0135 + 0,005 = 1,074 €/L soit 7,41 centimes de plus !
Pour un plein de 50L d’essence, l’augmentation coutera 3 € et des poussières, pour 50L de gazole l’augmentation coutera 3,7 € et pour 2000L de fioul la facture sera augmentée de 148 € … Cela fait réfléchir.
Dans ce contexte de prix qui grimpent, comment réagir ?
Attention aux fabricants d’économiseurs de carburant, qui redoublent leurs publicités pour vanter les mérites de leur matériels, censés faire économiser 10, 20, voire 30% ( !! ) de consommation. Prétentions complètement irréalistes. J’ai effectué plusieurs tests, sur des distances importantes, avec des outils de mesure extrêmement précis. Je n’ai jamais relevé la moindre économie de carburant à l’arrivée.
Autre comportement à éviter ?
Allonger vos détours pour aller chercher LA station service la moins chère. Cela aboutit plutôt à un alourdissement de votre budget automobile.
Car chaque kilomètre, quand vous intégrez toutes les dépenses liées à l’utilisation de votre voiture, a un coût bien supérieur à celui du seul carburant. Donc, pas de détour de plus de 5-6 km pour faire un plein « moins » cher. Ce n’est pas rentable ! Même lorsque le prix de l’essence est élevé !
Alors,… que faire pour limiter son budget carburant ?
Pas de solution miracle, à partir du moment où vous prenez votre voiture. Si : conduire le pied léger, sans accélération brusque et, SURTOUT, en anticipant les freinages plutôt que de continuer à maintenir votre vitesse jusqu’à l’approche immédiate d’un feu rouge. Sinon, envisagez le co-voiturage.
Voyez dans votre voisinage, votre entourage professionnel, vous trouverez peut-être des possibilités pour remplir à plusieurs une voiture qui fait les mêmes trajets que vous.
BLOG/JMR