Brèves.....
Les Belges en grève contre la réforme des retraites:
Un front commun syndical a lancé un appel à une grève générale dans l'ensemble du secteur public, dont les transports en commun, les administrations, hôpitaux, écoles, prisons et chaînes de la télévision publique pour protester contre le projet de report de l'âge de départ à la retraite, dans le cadre d'un plan de réduction du déficit public.
Le gouvernement belge du socialiste Elio Di Rupo, formé dans la douleur début décembre après une crise politique de 541 jours, affrontait jeudi sa première épreuve avec une grève générale des services publics. Cette grève se déroule alors que le parlement doit se prononcer dans la journée sur une importante réforme du système des retraites portée par le ministre libéral des retraites Vincent Van Quickenborne. Selon le projet de loi, l'âge légal du départ à la retraite, fixé à 65 ans, ne sera pas modifié, mais le "départ en retraite anticipé", très utilisé en Belgique, sera retardé de deux ans.
La sécurité dans les aèroports "un laboratoire ultratlibéral"
La sous-traitance vise à ce que les salariés, dociles, acceptent toutes les contraintes. C'est le point de vue de Thomas Lermusiaux, secrétaire de section du PCF de l’aéroport de Roissy, qui décrit pour l'Humanité les conditions de travail des personnels qui assurent la sureté, en grève ce jeudi pour la septième journée consécutive.
Vous dénoncez la privatisation de l’activité aéroportuaire, en quoi est-ce que cela a été néfaste aux conditions de travail des salariés du secteur ?
Depuis que l’État a décidé, en 1996, de transférer la gestion des tâches de sûreté aux sociétés aéroportuaires, les conditions de travail se sont dégradées. À l’époque, ces sociétés étaient publiques, mais le phénomène s’est accéléré avec la privatisation des aéroports : au lieu de gérer directement les activités de sûreté, les gestionnaires d’aéroports ont eu recours à des sous-traitants. Les prestataires changent tous les trois ans et, à chaque fois, les employés voient leurs conditions de travail remises en question. Ils ne connaissent aucune évolution de carrière. Cela permet aussi un grand contrôle des activités syndicales, les salariés repris n’étant protégés que pendant six mois. Le but est que les salariés aient peur de perdre leur emploi et qu’ils acceptent toutes les contraintes. Les aéroports sont un laboratoire ultralibéral, un vaste champ d’expérimentation du patronat.
Le génocide arménien:
La Turquie a rappelé jeudi son ambassadeur en poste à Paris pour protester contre l'adoption par les députés français d'une proposition de loi visant à pénaliser la négation des génocides, notamment le génocide arménien. Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, parle de "plaies irréparables".
IRAK, de la crise politique aux attentats sanglants:
Une dizaine d'explosions ont frappé ce jeudi des quartiers chiites de Bagdad, faisant au moins 57 morts et 179 blessés. CettIRACKe attaque coordonnée contre la communauté chiite signale un regain de tension en pleine crise entre chiites et sunnnites au sommet de l'Etat.
L'Humanité s'est procuré le texte encore provisoire de cet "accord international" et le publie dans son intégralité. Qu'y retrouve-t-on? Avant tout, l'inscription de la règle d'or dans les constitutions nationales. La très libérale Cour de justice européenne est chargée de contrôler que cette règle de plomb est retranscrite comme il se doit dans le droit international.