BREVES........du Dimanche soir.
Les pompes approvisionnant en kérosène les aéroports parisiens ont été remises en circulation dimanche matin par des «cadres non formés», dénonce la CGT du Havre, ce dimanche matin.
«Les collègues sont en grève à 100%. La remise en circulation des pompes
a été effectuée clandestinement ce matin vers 7H00 par une poignée de cadres absolument pas formés pour ce type d'opération, sur injonction du ministère», a affirmé à l'AFP Philippe Saunier, secrétaire départemental CGT de Seine-Maritime.
«Cela pose un très gros problème de sécurité. Mais dans ces conditions, les grévistes qui, jusqu'alors, assuraient la sécurité du site, ont décidé de laisser la direction face à ses responsabilités. La sécurité n'est plus assurée sur le port pétrolier», a-t-il déclaré. Ces questions de sécurité, concernent notamment, selon le syndicat, le fait que «le kérosène expédié n'a été ni échantillonné, ni analysé» comme le prévoient les procédures avant expédition. «On ne connaît pas sa qualité», prévient Philippe Saunier.
Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a rappelé samedi sur Europe 1 que "même une loi adoptée ou votée ne met pas un terme à la contestation", mettant "en garde le gouvernement" alors que la réforme des retraites doit être votée mercredi au Sénat.
"Je met en garde le gouvernement contre tout scénario préétabli. Aujourd'hui il pense faire voter la loi. Nous verrons, il y a encore une journée de manifestation et de grève mardi", a déclaré M. Thibault.
"Vous savez par expérience, que même une loi adoptée ou votée ne met pas un terme à la contestation", a-t-il ajouté, faisant référence au mouvement contre le CPE en 2006.
"Il se passe des choses sur l'ensemble des coins du territoire désormais tous les jours. Il y a des manifestations, des débrayages dans les entreprises, c'est moins spectaculaire mais ça existe", a-t-il dit.
Retraite : le pourquoi de l'impasse
- un président qui ignore ce qu’est le dialogue, qui a cru pouvoir passer en force, et qui se comporte en enfant gâté en estimant qu’il perdrait la face s’il cédait en quoi que ce soit ;
"Le pays n'est pas bloqué. Ceci étant, la perturbation sur la vie quotidienne commence à être réelle. Le pays est ancré dans la mobilisation durable", a averti le leader de la CGT Bernard Thibault, qui a appelé à "suspendre" le vote au Sénat et reprendre des négociations.
"Si le dialogue reprend cette semaine, le problème est réglé", a insisté son homologue de la CFDT, François Chérèque, à propos du "risque de blocage de l'économie".