Congrès national revendicatif à Nancy: La FCPE sur tous les fronts.
65ème Congrès national de la FCPE
les 11, 12 et 13 juin 2011
Nancy-Vandoeuvre
BATAILLE CONTRE les suppressions de postes, combat contre les notes à l’école jusqu’à 15 ans, contre les devoirs à la maison, contre les redoublements, plaidoyer en faveur d’une nouvelle pédagogie à l’école, formation des enseignants, rythmes scolaires : la FCPE...Fédération des conseils de parents d’élèves, qui représente un parent sur deux dans l’enseignement public, tient un congrès au menu copieux pendant le week-end de Pentecôte dans les locaux de la faculté de médecine à Vandœuvre, sur les hauteurs de Nancy.
La FCPE se sent le vent en poupe avec une augmentation revendiquée de 3,5 % du nombre des adhérents qui franchit la barre des 300 000, selon le président de la fédération, Jean-Jacques Hazan. Loin certes du million de l’ère Cornec ou des 500 000 qui ont constitué pendant des années le chiffre référence. Mais un frémissement révélateur du climat et des attentes des parents, croit
Jean-Jacques Hazan. Qui veut une « école juste, pas juste une école », slogan du congrès. Pour « redonner la priorité à l’enfant, qui mérite des conditions d’accueil correctes, et du respect, qui a certes des devoirs mais aussi des droits » insiste le patron de la FCPE.
En congrès dans une académie symbole en terme de suppressions de postes (841) -l’une des plus touchées avec Nord-Pas-de-Calais- Jean-Jacques Hazan ne s’est pas privé de rappeler l’arrivée à la rentrée de 40 000 nouveaux élèves en sixième mais la suppression de 4 800 postes en collèges, ni d’ironiser sur la proposition du sénateur haut-marnais Bruno Sido d’appliquer la RGPP (révision générale des politiques publiques) entraînant les suppressions de postes (16 000 à la rentrée), en particulier dans les écoles rurales (comme s’en est émue l’association des maires) uniquement dans les départements non soumis au renouvellement sénatorial… tant l’élection de septembre s’annonce serrée.
Si les parents sont très majoritairement d’accord (70 %) pour la fin des devoirs à la maison « quand ils consistent à refaire ce qui n’a pas été fait ou compris en classe et non dans des révisions », le président de la FCPE aura sans doute plus de mal à les convaincre de l’intérêt de supprimer les notes, qui, restent très attendues. « S’il n’y avait eu la question des retraits de postes cette année, on aurait lancé la grève des devoirs, on verra l’année prochaine », prévient Jean-Jacques Hazan. Ce ne sont pas les élèves d’aujourd’hui, peut-être futurs militants de la FCPE demain qui s’en plaindront.
BLOG/JMR- Photo l'Est Républicain.