DEXIA sortir de l’ornière!
Dexia est en train de mourir et les contribuables, notamment locaux, vont payer l’enterrement.
Il y a trois ans, Dexia était asphyxiée, victime de sa folie spéculative : rachat d’un rehausseur de crédits toxiques américain avec 5 milliards d’euros de pertes à la clé ; alliance imprudente avec Sanpaolo, achat d’une banque espagnole, achat d’obligations à long terme avec des marges copieuses mais un endettement pernicieux du fait de l’achat de produits complexes et de dettes grecques, italiennes, islandaises, etc.
Pour financer le tout, Dexia a placé auprès des collectivités locales des produits toxiques : selon la Cour des comptes, 30 à 35 milliards d’euros de dettes des collectivités locales, sur un total de 160 milliards, sont aujourd’hui toxiques.
L’État a volé au secours de Dexia pour 5 milliards d’euros, alors que M. Richard, parti, cumule une retraite de 600 000 euros par an avec un salaire annuel de 400 000 euros en tant que président du conseil de surveillance. Chaque jour, la banque empruntait des sommes colossales pour financer le portefeuille obligataire de Dexia, équivalant à la dette grecque, soit 260 milliards d’euros.
Ce qui est encore rentable est aujourd’hui à vendre, le reste sera liquidé. L’État participera à la garantie de 90 des 180 milliards d’euros d’actifs pourris casés dans une bad bank, et le contribuable paiera. L’étendue de la casse n’est pas connue mais c’est bien du démantèlement d’une banque en perdition qu’il s’agit. Au secours la Caisse des dépôts et la Banque postale !
Quand l’État mettra-t-il enfin les banques sous tutelle ?
BLOG/Ami