Egypte: l'envoyé spécial de L'Humanité arrêté.
Pierre Barbancey a été détenu pendant deux heures dans une caserne cette nuit, avant d'être placé en résidence surveillée. Relâché ce matin, il raconte
Ces miliciens nous ont livrés à l'armée, qui nous a emmenés dans une caserne proche du centre de la ville. Ils nous ont retenus là pendant deux heures. Nous avons été bien traîtés, en tous cas mieux que les Egyptiens qui s'y trouvaient, dont certains étaient roués de coups de poing et de matraque.
Au bout de ces deux heures, ils nous ont emmenés dans un hôtel où nous avons été assignés. A 7 heures ce matin, j'ai pu regagner mon hôtel. Ca n'a pas été sans mal puisque d'autres miliciens, certains armés de sabre, voulaient nous livrer à nouveau aux militaires. Cette nuit, il était difficile de dire qui étaient vraiment ces miliciens. Mais dans la journée de mercredi, certains portaient des armes à feu et faisaient penser à des policiers en civil.
Il est compliqué de savoir ce qui se passe hors du Caire. Je sais que des barrages empêchent les gens de venir au Caire. Je sais aussi que la situation est très tendue à Alexandrie et à Suez.
Réaction de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité
Il est compliqué de savoir ce qui se passe hors du Caire. Je sais que des barrages empêchent les gens de venir au Caire. Je sais aussi que la situation est très tendue à Alexandrie et à Suez.
Réaction de Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité
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