Grippe H1N1: une commission d'enquète pour faire la lumière sur une pandémie imaginaire.
Présentée par le gouvernement comme aussi redoutable que la grippe espagnole de 1919, la grippe H1N1 se sera finalement montrée peu dangereuse : elle a tué officiellement en France 263 personnes, soit dix fois moins qu’une banale grippe saisonnière. Tant mieux ! Mais la bonne nouvelle n’élude pas la multitude de questions qui entoure la gestion pour le moins surprenante de cette épidémie.
Pourquoi avoir joué les oiseaux de mauvais augure ? Pourquoi avoir accepté l’utilisation de nouveaux vaccins, dont l’efficacité et l’innocuité ne sont pas avérées ?
Pourquoi le gouvernement a-t-il acheté autant de doses, 94 millions, à des prix et à des conditions très favorables aux laboratoires pharmaceutiques ?
Quels sont les liens des experts qui conseillent l’OMS avec les laboratoires pharmaceutiques ? Même question pour ceux qui conseillent le gouvernement français... Y-a-t-il eu conflit d’intérêts ?
C’est pour répondre à ces questions que le groupe CRC-SPG a décidé de demander la création d’une commission d’enquête. Demande acceptée en vertu du « droit de tirage » accordé désormais aux groupes parlementaires et qui leur permet d’obtenir, une fois par an, la création d’une telle commission. A l’origine de cette initiative, François Autain, sénateur de Loire-Atlantique, considéré comme l’un des parlementaires français les plus au fait de ce dossier, estime que « la surévaluation des risques est la cause de tous les dysfonctionnements constatés. Sans la déclaration de pandémie, les laboratoires n’auraient pas pu mettre sur le marché leurs nouveaux vaccins ».
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