Hollande-Sarkozy: match nul pour leurs meetings.
100.000 personnes à Vincennes, selon le PS. 100.000 personnes place de la Concorde, selon l'UMP. Les meetings en pleine air de François Hollande et Nicolas Sarkozy, ce dimanche à Paris, semble avoir recueilli la même affluence. Mais au vu des discours des deux candidats, le candidat du PS semble avoir marqué plus de point.
"Rien ne nous arrêtera", a affirmé un François Hollande combatif et posé devant ses partisans. Le ton est plus défensif du côté du candidat président sortant: "Peuple de France, n'ayez pas peur, ils ne gagneront pas si vous décidez que vous voulez gagner." Résumé de leurs deux interventions:
Hollande: "La gauche se rassemblera toute entière"
"Nous avons à conjurer les peurs", a averti le député de Corrèze. "La droite agite la peur, faute de pouvoir susciter l'adhésion... Le candidat sortant connaît la difficulté de sa situation, il n'est pas regardant sur les arguments susceptibles d'effrayer les Français", a pour sa part accusé François Hollande.
Mais, a-t-il poursuivi dans un discours de près d'une heure sur une scène de 600 m2 digne des rock stars, il ne suffit pas de "récuser" l'adversaire. Il faut "fixer une nouvelle frontière pour une nouvelle France", en référence à l'ambition de "new frontier" fixée par John Kennedy avant son élection à la Maison Blanche. "L'appel que je lance n'est pas seulement le rejet du candidat sortant. Ma responsabilité, elle est plus élevée (...). Ma responsabilité c'est d'ouvrir un nouveau temps."
Le candidat socialiste s'est évertué à se poser en président crédible: "Vous m'avez demandé de vous rassembler, c'est fait, de réaliser l'alternance, ça vient, et de réussir le changement, c'est demain. Je ne me suis pas détourné de cet objectif, j'ai tenu mon cap, imposé ma cohérence, démontré ma constance. J'ai résisté aux polémiques grotesques, aux attaques insidieuses, aux dénigrements ridicules."
Presse Nationale.