L'Italie s'apprête à basculer dans l'austérité.

Publié le par Section Pcf Vierzon

Dans les kiosques: spécial crise de l'euro dans l'Humanité de ce mercredi 13 juillet. A lire: Bruxelles, sauve qui peut la zone euro; L'Europe a besoin d'un plan B, notre éditorial; "Le peuple grec est dans une impasse", entretien avec le cinéaste grec Théo Angelopoulos; Italie, la démocratie sous anesthésie

Après la Grèce, l'Irlande et le Portugal, l'Italie avance à grands pas vers un plan d'austérité sans précédent. Ce plan qui devrait être soumis à l'approbation des députés italiens dimanche, est censé éviter une contagion de la crise de la dette à la péninsule. Avec toujours le même chantage entendu dans les précédents pays touchés: une saignée dans les dépenses publiques ou le chaos économique.

Ainsi, dans sa première déclaration publique depuis que les marchés ont commencé à prendre le pays pour cible en fin de semaine dernière, le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi, a appelé à l'unité dans une période "pas facile" exigeant des "sacrifices". "La crise nous pousse à accélérer le processus de correction (budgétaire) en des temps très rapides", a déclaré le Cavaliere, appelant à "éliminer tout doute sur l'efficacité et sur la crédibilité" de l'assainissement budgétaire. Pas de place pour un débat contradictoire donc.

  • 40 milliards d'euros d'économies

Le plan de rigueur italien de 40 milliards d'euros, adopté par le gouvernement le 30 juin, doit permettre au pays d'atteindre un quasi équilibre budgétaire en 2014, avec un déficit de 0,2% du PIB contre 4,6% en 2010, et de réduire mécaniquement son énorme dette de près de 1.900 milliards d'euros (environ 120% du PIB). Il intervient après un premier plan de 25 milliards d'euros adopté l'an dernier. Les économies toucheront les fonctionnaires, les collectivités locales, la santé...

Certains analystes émettent toutefois des doutes sur la mise en oeuvre de ce plan dont la quasi totalité des mesures porte sur 2013 et 2014 alors que les prochaines élections législatives auront lieu au printemps 2013.

  • Adoption à marche forcée

Répondant à l'appel à l'unité, majorité et opposition sociale démocrate sont tombés d'accord ce mardi pour accélérer l'adoption du plan par le parlement. Le Sénat l'entérinera d'ici jeudi midi, soit avec une semaine d'avance par rapport au calendrier initial, afin que la Chambre des députés puisse donner son feu vert définitif d'ici dimanche avant la réouverture des marchés lundi.

"Après, nous demanderons que le gouvernement s'en aille. Les problèmes du pays sont liés à la faiblesse de ce gouvernement", a lancé Anna Finocchiaro, chef de file des sénateurs du Parti Démocrate (gauche).

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Publié dans L'HUMANITE

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