"La crise va être de plus en plus grave"
Le candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle, invité de Radio France Politique, a fustigé les politiques européennes face à la crise. Il appelle à pratiquer une politique de relance et refuse la rigueur.
Dès le début de l'émission, Jean-Luc Mélenchon attaque la majorité sur sa politique économique "courageuse" selon François Fillon : "Je ne vois pas où est le courage politique à martyriser son peuple.
" L'ancien sénateur ajoute que ce qu'il reproche au gouvernement "c'est de dramatiser la situation pour faire passer [ses] mesures", des "mesures qui n'ont pas lieu d'être" comme la baisse de la TVA par exemple "qui nous a coûté trois millions d'euros, aux gens du commun, les petits salaires". Au contraire, il soutient que "nous allons au devant d'événements aussi grave que ceux de 1929" si le gouvernement s'obstine dans cette voie.
Sur le G20, Jean-Luc Mélenchon résume que "la principale conclusion c'est que l'on a confié aux voyoux la police". Il vise particulièrement le nouveau président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi.
L'eurodéputé propose tout autre chose, il veut "relancer l'activité" et pour ce faire : "On augmente les salaires, on diminue le temps de travail, on permet aux gens de partir plus tôt à la retraite, on réactive le service public et de cette manière on donne de la respiration à l'économie". Autrement dit c'est Keynes contre Smith, la relance contre la rigueur.
BLOG/PCF VIERZON