La Fiscalisation des recettes de Sécurité Sociale : La fin de la Sécu ?

Publié le par Section Pcf Vierzon

A Vierzon 70 personnes rassemblé devant la sécurité sociale, pour protesté contre "La fiscalisation des recettes de Sécurité Sociale" :

C’est avec un certain culot que ce gouvernement et les députés de droite viennent de décider de faire payer 1,6 point de plus de TVA même aux plus pauvres pour réduire les cotisations des patrons même les plus riches !

Depuis longtemps, la transformation des cotisations Sécurité Sociale en impôt est engagée. Dès 1991, la mise en place de la CSG (Cotisation Sociale Généralisée) par le gouvernement Rocard a donné le coup d'envoi de la fiscalisation.
En 1996 les ordonnances découlant du plan Juppé de 1995 ont entériné l'intégration de l'assurancemaladie dans le budget de l'État. Depuis cette date, chaque année ce sont les députés qui votent une enveloppe pour les dépenses d'assurance-maladie.
En 1998, le gouvernement Jospin transfère la quasi-totalité de la cotisation maladie sur la CSG. Il reste aujourd'hui 0,75 % de cotisation maladie sur la feuille de paye. Parallèlement, le gouvernement mettait en place en 1998 la CMU, une Sécurité Sociale pour les pauvres offrant un « panier de soins » limité.
Ainsi se mettait en place le premier pilier de protection, assumé par l’Etat, préconisé par la banque mondiale.

Oui la fiscalisation des recettes de la Sécurité sociale, c’est la fin de la Sécu. Ne laissons pas détruire un système de protection sociale qui a fait ses preuves et permis à la France d’être un modèle envié en matière de santé. Ce serait un recul de plus de 60 ans. Il est urgent de se rassembler pour imposer d’autres choix.
Toute progression sociale nécessite aujourd'hui une remise en cause de fond des critères de fonctionnement de la société et de la domination du capital sur l'économie.
Au contraire de ce qui se prépare aujourd'hui, il faut aller vers le remboursement des soins à 100 % par l'assurancemaladie pour tous, il faut prélever directement à l'entreprise les cotisations nécessaires pour permettre la mise en oeuvre de cet objectif, il faut remettre en place un système de gestion démocratique de la Sécurité Sociale par ceux qui créent des richesses qui lui permettent de fonctionner, c'est-à-dire les salariés.

BLOG/JMR

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