La France sans triple A : Ah, Ah, Ah, et alors ?
Quelle catastrophe ! Nous avons perdu le triple A. L'agence de notation Standard & Poor's tape sur les doigts de Monsieur SARKOZY.
Mais soyons un peu sérieux et sortons des sentiers battus de l’idéologie dominante. J’entends bien que les pourfendeurs du libéralisme considèrent comme absolus les critères de gestions de l’économie élaborés depuis Smith et Ricardo au XIXe siècle.
Alors, regardons l’histoire du monde capitaliste de prés. L’application de ces dogmes n’a jamais résolu les problèmes sociaux qu’ils engendrent. Il aura fallu l’économiste Keynes au XXe siècle pour suggérer l’intervention massive de l’Etat et son investissement dans de grands projets pour offrir un débouché au marché et ainsi répondre à la crise des années trente.
La relance publique de l’économie a d’ailleurs porté ses fruits, mais sans résoudre les problèmes fondamentaux du système capitaliste. Aujourd’hui, les solutions proposées par nos gouvernants ne changent pas de nature, même si elles prennent en compte la financiarisation extrême.
Le recours à la puissance publique pour sortir les banques de la dette a permis aux gouvernements Européens et Américains de relancer l’espoir d’une sortie de crise en 2008. La difficulté est autre aujourd’hui. C’est le système lui-même qu’il faut révolutionner.
Quand la société marche sur la tête il faut la remettre sur ses pieds.
J’entends déjà les détracteurs de tous poils me rétorquer que cela est impossible, qu’il faut être réaliste. Mais justement, être réaliste aujourd’hui c’est reconnaitre la vérité.
Les pays en grandes difficultés comme la Grèce, l’Italie, le Portugal, bientôt la France et tous ceux qui composent l’Europe, etc. ne pourront jamais rembourser la dette exigée par les banques et les marchés financiers.
Il n’y a donc aucune alternative. Il faut soit effacer la dette, soit la restructurer pour l’étaler sur de très longues périodes, soit se déclarer en cessation de paiement. Dans tous les cas de figure cela nous renvoie à la question fondamentale de la propriété et de l’exercice du pouvoir sur la société.
Et cette question fondamentale est éminemment POLITIQUE ! Le choix que vont faire les français aux élections présidentielles et législatives sera donc décisif. Bien plus qu’un coup de colère, de rejet ou de découragement, le vote de chacun de nous pèsera sur notre avenir.
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