La réaction des syndicats à l’annonce du soutien gouvernemental à la banque PSA.

Publié le par Section Pcf Vierzon

La CGT a estimé le 23 octobre que les garanties financières que l’Etat apportera à la Banque PSA Finance (BPF) en contrepartie d’une réduction de son plan social de plusieurs centaines d’emploi sont une "véritable provocation". Selon une source proche du dossier, l’Etat apportera des garanties à hauteur de cinq à sept milliards d’euros sur les futures émissions de titres sur le marché de cette banque dont l’abaissement brutal des notes par les trois grandes agences de notation a mis en péril sa capacité de refinancement.

"C’est une véritable provocation que le gouvernement puisse encore venir au secours d’une banque bénéficiaire depuis des années pour demander une contrepartie de quelques centaines de licenciements en moins", a dit Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT, premier syndicat du groupe.

Pour Franck Don, délégué central CFTC, "que l’Etat apporte son aide si la banque est en réelle difficulté n’est pas choquant" mais l’Etat, demande-t-il, "doit avoir un droit de regard sur ce à quoi va servir l’argent".

M. Mercier estime que le gouvernement "a les moyens de contraindre Peugeot à suspendre tout simplement le plan de 8.000 supressions d’emploi".

L’autre contrepartie -une place pour un représentant des salariés et un administrateur "indépendant" au conseil de surveillance du groupe français- est "un os à ronger que le gouvernement veut laisser aux organisations syndicales", a réagi le délégué CGT.

"Ce seul représentant des salariés au milieu de loups n’aura aucun pouvoir de décision et aucun pouvoir de peser sur les choix de PSA", estime le délégué CGT.

Pour la CFTC, ce serait au contraire "une bonne chose pour le dialogue social".

De qui le gouvernement se moque t il?

Source : AFP.

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Publié dans Social-Economique

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