La réaction des syndicats à l’annonce du soutien gouvernemental à la banque PSA.
"C’est une véritable provocation que le gouvernement puisse encore venir au secours d’une banque bénéficiaire depuis des années pour demander une contrepartie de quelques centaines de licenciements en moins", a dit Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT, premier syndicat du groupe.
Pour Franck Don, délégué central CFTC, "que l’Etat apporte son aide si la banque est en réelle difficulté n’est pas choquant" mais l’Etat, demande-t-il, "doit avoir un droit de regard sur ce à quoi va servir l’argent".
M. Mercier estime que le gouvernement "a les moyens de contraindre Peugeot à suspendre tout simplement le plan de 8.000 supressions d’emploi".
L’autre contrepartie -une place pour un représentant des salariés et un administrateur "indépendant" au conseil de surveillance du groupe français- est "un os à ronger que le gouvernement veut laisser aux organisations syndicales", a réagi le délégué CGT.
"Ce seul représentant des salariés au milieu de loups n’aura aucun pouvoir de décision et aucun pouvoir de peser sur les choix de PSA", estime le délégué CGT.
Pour la CFTC, ce serait au contraire "une bonne chose pour le dialogue social".
De qui le gouvernement se moque t il?
Source : AFP.