Le marché aurait il définitivement gagné ?
Sortir de l’ornière, dans laquelle nous ont entrainé les marchés financiers, ne doit pas nous inciter à nier le réel.
Le type de société dans lequel nous vivons porte un nom. Le capitalisme !
Mais ne confondons pas le capitalisme, né au 19e siècle, et l’économie de marché, vieille de 4000 ans. A Athènes, à Rome, en Chine, on a vécu en économie de marché au sens d’une confrontation entre les individus.
Toute vie en société demande échange. Nombre de théoriciens ont déjà abordé ce débat. La chute des pays dis « socialistes » a remis au gout du jour cette controverse.
A la taille des problèmes actuels de la crise, il n’y a certainement pas de solution franco/française. Les progressistes doivent contribuer au combat mondial, et d’abord Européen, pour imposer des réponses avec des propositions de gestions financières nouvelles pour combattre le chômage.
Mais cela suppose d’abord le combat pour l’augmentation des salaires, qui tire la consommation. Or ça ne se décrète pas. D’où la nécessité d’une puissance publique (des gouvernements) à l’initiative y compris à échelon international.
La crise actuelle témoigne de la fulgurante intuition de Marx, non pas en politique – où certains ont tirés de son œuvre, en la travestissant, des conséquences dramatiques -, mais dans l’analyse du marché et du capitalisme.
L’idée que l’espèce humaine est trop anarchique, trop violente, trop individualiste pour une cohabitation entre les peuples puisse se passer de règles est contre productive de solutions efficaces. Il s’agit non seulement de règles d’organisation interne à l’humanité, mais aussi de règles de vie sur une planète qui a ses limites.
L’essor d’une civilisation ne tient pas à sa seule puissance matérielle ou militaire, mais repose d’abord sur l’état d’esprit des individus, leur rapport à la vie et à la mort, au sexe et à l’amour, au travail ou à l’éducation des enfants.
L’issue sera donc politique ou ne sera pas.
Soyons bien persuadé que nous ne vivons pas la fin de l’histoire, comme l’a développé Francis FUKUYAMA, mais la fin d'une histoire. Une autre vas commencer.....
BLOG/Ami