Le mot «salaires» semble tabou pour le gouvernement.
Pourtant, les luttes salariales se multiplient, Sotira 41 hier, Carrefour Market le 14 mai, la fonction publique le 31 mai, etc...
Comment s’en étonner ? Le pouvoir d’achat de nos compatriotes est malmené par la hausse des loyers et des produits alimentaires. Le pouvoir Sarkozien a vendu l’ouverture à la concurrence en invoquant la baisse des tarifs. Résultat : les prix du gaz et de l’électricité ne cessent de grimper.
Le pouvoir d’achat en berne, ce sont aussi les bas salaires. Depuis 2007, les richesses produites par le travail sont allées aux dividendes, au détriment des salaires. Et le nouveau pacte européen va encore aggraver cette injustice.
Pendant ce temps, les patrons du CAC 40 se sont octroyé une augmentation de 24 %. Quel affront pour celles et ceux qui travaillent dur et comptent pour tout, y compris pour se nourrir ! Comment joindre les deux bouts avec seulement 1073 euro par mois, le montant net du SMIC ? Comment accepter la baisse du salaire réel des employés ? Comment ignorer les salaires de misère des femmes qui subissent un temps partiel imposé ?
Le « travailler plus pour gagner plus » du candidat de 2007 est devenu dans les faits : «Actionnaires, enrichissez-vous ; salariés, serrez-vous la ceinture ! »
La justice sociale et le bien-être des familles appellent une augmentation des salaires. La sortie de crise et une véritable relance requièrent des salaires dignes et des emplois durables. Le temps des larmes de crocodile versées sur le pouvoir d’achat, le temps du « panier des essentiels » et de la prime aux salariés est révolu. Passez aux actes ! N’en déplaise au MEDEF, il faut une augmentation générale des salaires.
Il faut porter le SMIC à 1600 euro, renoncer au gel du point d’indice de la fonction publique et lancer une grande conférence nationale sur les salaires avec les partenaires sociaux et assurer l’égalité salariale entre les hommes et les femmes.
BLOG/JMR